Un colosse aux pieds d'argile : la culture syndicale au Québec (partie 2)

Un colosse aux pieds d'argile : la culture syndicale au Québec (partie 2)
Analyses
| par Félix Beauchemin |

Le Québec est l’endroit en Amérique du Nord où le plus de travailleur‧euse‧s sont couvert‧e‧s par un syndicat, une réalité méconnue, mais toutefois impressionnante. Dans ce cas, qu’est-ce qui rend la culture syndicale du Québec si unique? Bien que l’enjeu semble occuper peu de place dans les médias, il a un impact concret sur la vie de tous les Québécois‧es. Analyse d’un milieu robuste qui repose sur des bases fragiles. 

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Comprenant maintenant que le régime syndical québécois se base en partie sur une histoire unique en Amérique du Nord, il est important de comprendre en quoi cette particularité est également présente dans la structure syndicale actuelle. La question « qu’est-ce qu’y rend la culture syndicale du Québec si unique? » est loin de laisser indifférent les intervenant‧e‧s contactés pour cet article. Faisons le tour de leurs réponses.

Des lois propres au Québec

En 2009, le président étatsunien de l’époque, Barack Obama, cherchait une façon d’encourager le syndicalisme à plus large échelle dans ce pays, qui faisait état d’un taux de syndicalisation de seulement 12%. Or, pour mettre en branle ce projet, qui deviendra ultimement le Employee Free Choice Act, celui-ci aurait demandé à avoir accès à une copie anglophone du Code du travail du Québec[i]. Il voyait donc en la législation québécoise un exemple positif qui permettait d’encourager la syndicalisation.

Concrètement, la disposition qui intéressait le plus Barack Obama concernait la méthode d’accréditation des syndicats québécois.

Ici, la formation d’un syndicat n’est pas sorcier : les salarié‧e‧s qui désirent joindre un nouveau syndicat doivent signer une carte d’accréditation et payer un montant symbolique d’au moins 2$; à partir du moment où 50%+1 de ses employé‧e‧s ont signé leur carte, la demande de formation d’un syndicat est envoyée et ultimement approuvée au Tribunal administratif du travail (TAT); une fois ces deux étapes passées, l’existence du syndicat se voit officialisée[ii].

Cependant, aux États-Unis, et dans plusieurs provinces canadiennes, le processus est légèrement différent. Comme l’officialisation d’un syndicat ne se fait pas par une instance gouvernementale comme le TAT, mais par l’employeur‧euse lui‧elle-même, ce dernier a le droit de demander un vote secret parmi toutes les employées pour s’assurer de la volonté de tout un chacun à mettre en place un syndicat. Ceci mène, majoritairement dans le secteur privé, à des intimidations patronales pour éviter l’instauration d’un syndicat. Selon une étude étatsunienne, ce serait près de 75% des employeur‧euse‧s qui utiliseraient des attaques antisyndicales nécessitant l’aide de firmes d’avocat‧e‧s[iii]. Entre autres, l’entreprise Google a été critiquée pour ses liens avec la firme IRI Consultants, reconnue pour ses activités antisyndicales[iv]. Ainsi, dans la mise en place du Employee Free Choice Act, officialisé en 2016, Barack Obama cherchait à simplifier l’accréditation du syndicat en évitant le vote secret mandaté par l’employeur‧euse.

Pourtant, pour comprendre les lois syndicales propres au Québec, il faut expliciter les influences britanniques du système nord-américain. À ce niveau, avec l’arrivée au Québec des syndicats internationaux au début du siècle, est apparue une structure propre à la Trade Union Congress (TUC) de la Grande-Bretagne[v]. Celle-ci se base sur un « syndicalisme d’entreprise », ce qui signifie globalement que le syndicat est reconnu au niveau d’une entreprise pour négocier directement avec l’employeur‧euse, plutôt que par un‧e salarié‧e directement[vi]. Les grandes lignes de ce système sont d’ailleurs toujours en place aujourd’hui.

Pour ne donner qu’un exemple, la succursale de la Fromagerie Bergeron, située à Saint-Antoine-de-Tilley au Québec, a émis sa demande d’accréditation syndicale le 2 août dernier[vii]. Dans le cas où cette demande sera approuvée par le Tribunal administratif du travail, 100% des salarié‧e‧s admissibles à cet établissement deviendront membres du syndicat, couvert‧e‧s par une convention collective, et devront payer des cotisations syndicales à même leur salaire, et ce, même si seulement 51% des employé‧e‧s de la fromagerie ont signé une carte d’accréditation. Cette méthode est plus communément reconnue comme la formule « Rand ».

« Le Québec dispose d’un régime particulier avec la généralisation de la formule Rand. Cette formule est très logique puisqu’elle lie la nécessité de cotiser au fait que toutes les personnes employées bénéficient des avantages de la convention collective », explique Francis Lagacé, ancien syndicaliste et militant.

En Europe, cette méthode d’accréditation est très différente. Alors qu’au Québec, le taux des travailleur‧euse‧s couvert‧e‧s par un syndicat correspond globalement au taux de travailleur‧euse‧s syndiqué‧e‧s par convention collective d’entreprise, ce n’est pas le cas en France. Ce pays fait état d’un taux de syndicalisation de 11%[viii], alors que plus de 93% de la population est couverte par des accords syndicaux. Cela est dû au fait que l’accréditation syndicale française se fait par branche, comme c’est le cas dans le milieu métallurgique par exemple[ix]. Les employé‧e‧s du secteur métallurgique bénéficient donc de toutes les avantages sociaux négociés (salaires, heures de travail, etc.), et ce, même si leur entreprise n’est pas membre d’un syndicat. En raison de l’omniprésence des syndicats en France, leur pouvoir social est donc bien plus grand qu’au Québec, et ce, malgré un taux de syndicalisation individuel beaucoup plus faible. Leurs assises se voient donc renforcées.

Des grands acteurs sociopolitiques

Concrètement, des études tendent à démontrer que plus le taux de couverture syndicale d’un État est élevé, plus la redistribution sociale de la richesse sera optimale[x]. Notamment, une étude de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui démontre que « les pays dans lesquels l'inégalité des revenus est en moyenne plus faible au cours de la période 1989-2005, tendent à être ceux dans lesquels une plus grande proportion de travailleur‧euse‧s est affiliée à des syndicats »[xi]. Conséquemment, le Québec, qui a un taux de syndicalisation plus élevé que le reste des provinces canadiennes, a également des taux d’inégalités parmi les plus faibles au pays. Ceci mène notamment à la réflexion qui consiste à comprendre si les contestations sociales des syndicats québécois visant à instaurer un filet social fort ont mené à la présence de ce taux d’iniquité plus faible[xii].

Le rôle social du syndicat québécois a d’ailleurs été officialisé par la création du « deuxième front », tel que je l’ai expliqué dans la première partie de mon article « Un colosse aux pieds d’argile » – là où des luttes féministes, d’accès au logement ou d’aide sociale furent portées par ses organisations. Aujourd’hui, les syndicats jouent encore ce rôle sociopolitique très important.

Depuis 2020, le Fondaction de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a mis sur pied « Cultivons pour donner du sens à l'avenir », une initiative qui permet à des jeunes d’écoles primaires défavorisés de cultiver un jardin communautaire à même l’école[xiii]. À la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le « Fonds immobilier de solidarité FTQ », mis en branle par leur Fonds de solidarité FTQ, investit près de 151 millions $ dans la construction et la rénovation de divers logements sociaux[xiv]. Ces initiatives, éloignées du secteur du travail, prouvent la présence importante des syndicats comme acteur de changement sociopolitique dans la société.

« Il y a cette idée qui est répandue dans la société que le syndicalisme n’a rien à faire en politique », explique Thomas Collombat, professeur de science politique au département de sciences sociales à l’UQO. « On dit qu’il faut qu’ils se concentrent sur les relations de travail ». Les opposants à ce rôle plus politique et social des syndicats se font entendre, notamment puisque « le syndicalisme en tant que phénomène vient particulièrement perturber cette idée de séparation entre l’économie et le politique. Il est, par essence, un mouvement qui est impliqué dans les deux sphères ».

Toutefois, pour Thomas Collombat, « tu défends dans les deux cas ce qu’on appelle la classe ouvrière, la classe des travailleurs et travailleuses, d’une façon formelle ou informelle. Mais, quant à moi, tu contribues au même objectif ».

La question nationale : une particularité à prendre en compte?

Pour Mona-Josée Gagnon, sociologue syndicale à la retraite, la spécificité syndicale québécoise est ancrée dans « le fait qu’on est très nationalistes, qu’on veut se distinguer des autres ». Thomas Collombat abonde dans le même sens : « la dimension qu’on ne peut pas exclure, c’est la question nationale. Cette idée que le Québec faisait société […] et donc cherchait à mettre en place un certain nombre d’infrastructures et d’institutions. Il sentait qu’il était en train de bâtir un État autonome et les syndicats concouraient à ça aussi. On les percevait comme des alliés à cet égard. »

Depuis leur création, les centrales syndicales ont toujours démontré leur soutien envers une forme de nationalisme canadien-français. Dans son livre « L’expérience syndicale au Québec », l’historien Jacques Rouillard trace la ligne du temps de cet appui au nationalisme : à la CSN, il y a eu l’appui d’une autodétermination canadienne face à la Grande-Bretagne, puis éventuellement un appui direct à la souveraineté québécoise des années 1980 et 1990. Du côté de la FTQ et des syndicats internationaux, il y a eu deux paradigmes opposants : premièrement, l’opposition au nationalisme canadien-français, qui était lié au clergé au début du XXe siècle, et puis par la suite, un appui aux valeurs nationalistes et indépendantistes québécoises à partir des années 1970.

Ainsi, comme l’évoque Thomas Collombat, « pour se développer sur le plan économique et politique, pour sortir de ce lien colonial avec une certaine bourgeoisie anglophone, il fallait se doter de structures sociales et politiques solides, dont l’organisation syndicale ».

Les syndicats, généralement en faveur d’un plus grand nationalisme québécois, étaient donc prêts structurellement à devenir des acteurs sociaux importants dans un Québec plus autonome ou souverain.

Le Québec comme société de compromis

Dans une lettre d’opinion publiée à La Presse en mai 2015, l’historien George Bouchard fait une remarque sur la société québécoise, où il mentionne qu’« une constante se dégage du passé québécois : le radicalisme n'arrive pas à s'imposer. Ce qu'on observe, c'est une succession de compromis[xv] ». Le Québec comme société aurait toujours eu de la difficulté avec les conflits. Pour Thomas Collombat, cette idée vient du fait que « si on veut se développer comme société, il faudrait mettre de côté certains conflits pour construire ensemble un certain nombre de compromis. Cette image du Québec comme une société de compromis vient vraiment de la racine socio-historique qui sous-tend l’idée de construire un État, de construire une nation ».

Dans ce cas, pourquoi le syndicalisme – qui est généralement associé à une notion de conflits ou de revendications – est implanté de manière aussi importante dans cette « société de compromis »? Pour Thomas Collombat, ce serait dû au fait que « les syndicats québécois, à bien des égards, sont le reflet de la société québécoise. Ils sont très conflictuels quand la société est très en conflit, ils sont prêts à faire des compromis quand la société est dans cette logique-là. Et des fois, ils ne sont pas complètement en phase ».

 

Or, ces valeurs communes ont aussi un lien avec une grande culture du dialogue et de concertations. Karl Blackburn, président et chef de la direction du Conseil du Patronat du Québec (CPQ), abonde dans ce sens : « Le dialogue social, ça permet d’apporter des points de vue qui peuvent être différents. Étant donné que nous avons cette capacité, cette possibilité, et surtout cette qualité qui consiste à utiliser davantage ce dialogue social, ça permet de faire des avancées dans le domaine des relations de travail. » Le dialogue social, selon ce dernier, constitue « une particularité qui est propre au Québec, qu’on ne retrouve pas nécessairement dans le reste du Canada ». Certains experts du milieu syndical, dont Stéphane Paquin, auteur du livre Social-démocratie 2.1, s’entendent d’ailleurs pour confirmer le caractère dialogale des relations entre groupes d’intérêts – syndicats, État et patronat[xvi]. « Autant du côté syndical que patronal, ces acteurs font preuve d’une grande présence dans l’élaboration des politiques publiques que dans le reste de l’Amérique du Nord », lit-on dans ce livre[xvii].

Cette culture de la concertation est d’ailleurs visible par la présence syndicale et patronale au sein de nombreuses tables de discussions, sommets économiques et conseils d’administration[xviii]. Entre autres, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) est dirigée par un conseil d’administration composé de 7 membres du milieu syndical et 7 provenant du milieu patronal[xix]. Pour Mona-Josée Gagnon, cette relation donne un rôle important au syndicat sur le paysage québécois, et empêche son effritement rapide, comme ce fut le cas dans certains autres pays qui se basent sur ce même syndicalisme dit « d’entreprise ».

Un monde de défis à venir

« Une ligne de piquetage, par définition, ça bloque quelque chose. On ne va pas faire des lignes de piquetage individuelles devant nos portes de condo », explique en riant Thomas Collombat. La pandémie de COVID-19 a chamboulé la façon de travailler, amenant plus de gens à travailler directement de la maison, une tendance à l’atomisation du travail qui s’enclenche depuis les années 1980[xx]. En entrevue au journal Le Monde, la philosophe Fanny Lederlin disait que « les doctrines managériales n’ont eu de cesse que de "casser" les collectifs en individualisant les relations de travail, à commencer par les négociations salariales. Résultat ? Nous n’avons pas eu de difficulté à travailler sans les autres et à réaliser docilement nos tâches, seuls dans nos domiciles[xxi]».

Le télétravail devient donc un réel défi non seulement pour le monde syndical au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde. Pourtant, pour Karl Blackburn du Conseil du patronat du Québec, le télétravail n’est qu’un avancement dans le monde du travail que les syndicats se doivent de suivre :

« Je pense que le syndicat, comme les entreprises, doivent revoir leur modèle d’affaires. Leur situation a évolué, elle est différente de ce qu’elle était, ce qui devrait nécessiter que les centrales syndicales revoient leur modèle d’affaires. »

Celui-ci note également que la transformation actuelle du marché du travail change le rôle que devrait exercer le syndicat dans ce milieu, notamment puisque « ce qu’on constate, c’est que la transformation de notre économie, qui tend davantage vers une économie tertiaire, vers des travailleur‧euse‧s autonomes, demande moins de syndicalisation que par exemple dans le secteur industriel ». Cette idée s’appuie notamment sur la forme du syndicalisme nord-américain qui se base sur des « conventions [collectives] en petite "shoppes" comme c’était le cas à la fin du +

XIXe siècle », tel l’illustre Thomas Collombat. Ainsi, comme la syndicalisation se fait par établissement et non par branche ou par entreprise, les syndicats des secteurs tertiaires plus décentralisés, comme les travailleurs autonomes ou semi-autonomes (pensons au milieu du jeu vidéo), perdent de leur utilité en sol québécois.

De l’autre côté de la médaille, certain‧e‧s voient une menace dans la fonction même de l’employeur‧euse, un peu comme l’expliquait Fanny Lederlin à Le Monde. À ce niveau, certaines personnes s’inquiètent de la multiplication de certaines attaques patronales, au Québec comme ailleurs[xxii]. Entre autres, il y a la question des dépanneurs Couche-Tard. La CSN avait alors émis des plaintes à la suite de la fermeture de certains dépanneurs Couche-tard qui étaient en voie d’être syndiqués, ou qui venaient d’obtenir leur accréditation syndicale[xxiii]. Pour Thomas Collombat, ces conflits entre patrons et syndicats témoignent pourtant d’un problème bien plus grand : « Le syndicat, quand il entre en conflit, révèle en fin de compte les contradictions et les tensions crées par le système capitaliste. »

 

Parmi les gens que j’ai contactés dans le cadre de cet article, un défi semblait pourtant émerger du lot : se mettre à jour en ce qui concerne les mœurs et les réalités des travailleur‧euse‧s actuel‧e‧s. Pour Karl Blackburn, « si malheureusement, on se bloque dans les dogmes du passé, sans nécessairement faire face à la réalité d’aujourd’hui, ça ne peut pas nécessairement opérer de façon positive ». Quant à lui, Thomas Collombat espère que les syndicats réussiront à être le portrait de leurs membres : « Il faut ressembler aux travailleurs et travailleuses sur le plan individuel, mais aussi leur faire prendre conscience des liens de solidarité à créer avec les autres. » Le fait de s’adapter aux nouvelles réalités passe également par l’adaptation à la prochaine cuvée de travailleur‧euse‧s, celle qui représente les jeunes. Cette tranche d’âge se voudrait davantage désintéressée par les organisations syndicales, d’où la nécessité pour les organisations de se transformer[xxiv]. Parmi certaines solutions mises en place, il y a le recrutement et l’éducation directement sur le campus, par l’entremise des stages collégiaux et universitaires, la modification de la forme des assemblées générales pour les rendre plus dynamiques et finalement, la création de comités jeunesse au sein des syndicats, qui servent de moyen aux jeunes de créer un sentiment d’appartenance aux activités militantes de leur organisation[xxv].

***

Alors, est-ce que le Québec possède une culture syndicale unique en Amérique du Nord?

La réponse : Oui, mais avec un bémol. « Oui, le Québec se distingue, mais ce n’est pas une autre planète par rapport au reste de l’Amérique du Nord », mentionne Thomas Collombat.

La culture syndicale québécoise s’est développée de manière particulière, tant par l’apparition de syndicats catholiques, que par la Révolution tranquille, deux évènements qui se veulent propres au Québec. Aujourd’hui, des lois considérées comme un modèle en Amérique du Nord, ainsi que le développement d’un sentiment nationaliste, permettent au Québec de se vanter d’une certaine unicité. Pourtant, le système québécois est fortement aligné avec le système dit britannique et étatsunien. De grandes tendances se dessinent, autant au Québec qu’en Amérique du Nord : un taux de syndicalisation qui repose lourdement sur le secteur public, ainsi qu’une tendance générale à la baisse de la présence syndicale (quoique moins prononcée au Québec qu’aux États-Unis et dans certaines provinces)[xxvi].

L’idée du Québec comme « société de compromis » semble avoir des répercussions importantes sur la présence encore importante des syndicats. Bien que devant être prises avec des pincettes, les relations récentes entre acteurs du milieu syndical, parfois houleuses et difficiles, ont toutefois été globalement harmonieuses. En regardant de l’autre côté de la frontière, on a pu constater que les assises du syndicalisme « à la britannique » pouvaient être fragiles. Quelques coups de la part d’un gouvernement antisyndical et la structure s’effondre. Au Québec, ce colosse est encore en place, mais son intégrité structurale réside dans une volonté de tous les acteurs concernés : gouvernements, syndicats, patrons et salarié‧e‧s.

 

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CRÉDIT PHOTO: Flickr/ Herman.Click

[i] La Presse Canadienne, « Accès à la syndicalisation - Le Code du Québec aurait inspiré Obama », Le Devoir, 15 juin 2009. https://www.ledevoir.com/politique/quebec/255176/acces-a-la-syndicalisation-le-code-du-quebec-aurait-inspire-obama

[ii] Tribunal administratif du travail, « Accréditation syndicale », 2017, https://www.tat.gouv.qc.ca/relations-du-travail/droits-dassociation-et-de-negociation/accreditation-syndicale

[iii] John Logan, « The labor-busting law firms and consultants that keep Google, Amazon and other workplaces union-free », The Conversation, 24 août 2020. https://theconversation.com/the-labor-busting-law-firms-and-consultants-that-keep-google-amazon-and-other-workplaces-union-free-144254

[iv] Noam Scheiber et Daisuke Wakabayashi, « Google Hires Firm Known for Anti-Union Efforts », The New York Times, 20 novembre 2019. https://www.nytimes.com/2019/11/20/technology/Google-union-consultant.html

[vi] Jean-François Amadieu, « Vers un syndicalisme d'entreprise. D'une définition de l'entreprise à celle du syndicalisme », Sociologie du travail, vol. 28, no 3, 1986 : 237 - 250. doi.org/10.3406/sotra.1986.2046.  

[vii] Tribunal administratif du travail du Québec, Requête en accréditation, dossier 1239434, Québec : Tribunal administratif du travail, 2021, https://www.tat.gouv.qc.ca/uploads/tat_registres/Fromagerie_-_Requete.pdf.  

[viii] Statista, Proportion de salariés faisant partie d'une organisation syndicale en France métropolitaine de 1949 à 2016 (consulté le 16 août, 2021). https://fr.statista.com/themes/6947/les-syndicats-en-france/#:~:text=Malgr%C3%A9%20ce%20paysage%20diversifi%C3%A9%2C%20le,des%20ann%C3%A9es%201960%20et%201970.

[ix] Les Éditions Législatives, [Infographie] L'audience des syndicats dans les 50 premières branches professionnelles (consulté le 16 août, 2021). https://www.editions-legislatives.fr/actualite/[infographie]-laudience-des-syndicats-dans-les-50-premieres-branches-professionnelles

[x] Michael Lynk, « Labour Law and the New Inequality », Just Labour: A Canadian Journal of Work and Society, vol. 15, nov. 2009: 125-139. http://www.justlabour.yorku.ca/volume15/pdfs/11_lynk_press.pdf.

[xi] Raymond Torres et al, World of Work Report 2008, Organisation Internationale du Travail, 2008.

[xii] Martine Letarte, « Les syndicats se sont battus et continueront de le faire », Le Devoir, 25 avril 2015. https://www.ledevoir.com/economie/438063/filet-social-au-quebec-les-syndicats-se-sont-battus-et-continueront-de-le-faire.

[xiii] Fondaction, «  Cultivons pour donner du sens à l'avenir », 2021, https://www.fondaction.com/cause-sociale/.  

[xiv] Fonds de solidarité FTQ, « Logement abordable au Québec », 2021, https://www.fondsftq.com/fr-ca/entreprise/logement-social.  

[xv]  Gérard Bouchard, « La culture du compromis », La Presse, 4 mai 2015. https://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/gerard-bouchard/201505/01/01-4866089-la-culture-du-compromis.php

[xvi] Stéphane Paquin, Social-démocratie 2.1: Le Québec comparé aux pays scandinaves, Montréal : Les Presses de l’Université de Montréal, 2016.

[xvii] Ibid.

[xviii] Benoit Rigaud, « La politique économique québécoise entre libéralisme et coordination », L’État Québécois en Perspective, printemps 2008. https://cerberus.enap.ca/Observatoire/docs/Etat_quebecois/a-pp-economie.pdf.

[xix] Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, « Membres du conseil d'administration », 2021, https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/organisation/cnesst/structure-dorganisation/conseil-dadministration/membres-conseil-dadministration.

[xx] Marjorie Cessac et Fanny Lederlin, « Coronavirus : « L’un des risques majeurs du télétravail réside dans l’accélération de l’atomisation des travailleurs » », Le Monde, 13 septembre 2020https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/13/coronavirus-l-un-des-risques-majeurs-du-teletravail-reside-dans-l-acceleration-de-l-atomisation-des-travailleurs_6052017_3234.html

[xxi] Ibid.

[xxii] Mélanie Laroche et Marie-Ève Bernier, « Employeurs et anti-syndicalisme au Canada », Travail et Emploi, vol. 146, avril-juin 1986 : 51-74. https://doi-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca/10.4000/travailemploi.6998.

[xxiii] Radio-Canada, « Couche-Tard : l'entreprise justifie sa décision de fermer un dépanneur », Radio-Canada.ca, 7 avril 2011. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/510879/couche-tard-depanneur.  

[xxiv] Marc-Antoine Durand-Allard, « Jeunes et syndicalisme : une intégration réussie? Analyse comparative de deux organisations syndicales du Québec », Thèse de doctorat, Université de Montréal – École de relations industrielles, 2014. https://irec.quebec/ressources/repertoire/memoires-theses/MarcAntoine_DurandAllard.pdf.  

[xxv] Ibid.  

[xxvi] Radio-Canada, « Légère baisse de la présence syndicale au Québec », Radio-Canada.ca, 1 mai 2019. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/510879/couche-tard-depanneur

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