Un colosse aux pieds d'argile. La culture syndicale au Québec (partie 1)

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Québec
Société
Un colosse aux pieds d'argile. La culture syndicale au Québec (partie 1)
Analyses
| par Félix Beauchemin |

Le Québec est l’endroit en Amérique du Nord où le plus de travailleur‧euse‧s sont couvert‧e‧s par un syndicat, une réalité méconnue, mais toutefois impressionnante. Dans ce cas, qu’est-ce qui rend la culture syndicale du Québec si unique? Bien que l’enjeu semble occuper peu de place dans les médias, il a un impact concret sur la vie de tous les Québécois‧es. Analyse d’un milieu robuste qui repose sur des bases fragiles. 

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« Ça a mis dans les médias une action spectaculaire! Il y avait 400 grévistes qui avaient occupé le ministère [du Travail] pendant une journée, qui avaient forcé le ministre à venir les rencontrer. C’était Jean Cournoyer du parti libéral à l’époque. Ça avançait l’idée que c’était insoutenable d’avoir des scabs dans presque tous les conflits de travail. » André Leclerc, ancien syndicaliste à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et maintenant président du Centre d’histoire et d’archives du travail (CHAT), raconte avec passion l’occupation du ministère du Travail en 1973, évènement auquel il a lui-même participé. « Dès qu’un conflit commençait, les employeur‧euse‧s faisaient entrer des syndiqué‧e‧s qui ne voulaient pas faire la grève, embauchaient également de la main-d’œuvre extérieure; ça générait beaucoup de violence, alors ça a été dénoncé depuis longtemps par les syndicats », explique ce dernier.  

Cet évènement[i], qui cherchait à faire pression pour instaurer un nouveau Code du travail qui interdirait les briseur‧euse‧s de grève, plus couramment appelés « scabs », n’est qu’une petite partie de l’histoire syndicale. C’est toutefois l’ensemble d’actions telles que celles-ci qui a mené à l’amélioration de conditions des travailleurs et travailleuses partout au Québec. Pour Jacques Leclerc, « c’est l’aboutissement de plusieurs luttes », comme celle de l’occupation du ministère du Travail, qui a finalement mené à cette réforme du Code du travail en 1977. À ce jour, seulement deux provinces canadiennes – le Québec et la Colombie-Britannique – possèdent des lois anti-scabs, une situation que tente de changer le syndicat canadien Unifor depuis plusieurs mois[ii]

En réponse à la question « qu’est-ce qui rend la culture syndicale du Québec si unique? », les différentes personnes contactées dans le cadre de cet article se sont vu octroyer la lourde tâche de résumer un sujet qui fait l’objet de livres et thèses de doctorat. Or, deux axes de réponses sont ressortis de cette question : une à saveur historique, et l’autre à saveur plutôt contemporaine. 

Plongeons alors dans cette première piste de réflexion – dans une histoire de luttes, de justice sociale, de sang et de misère, de conflits, et au bout du compte, de victoires. Ultimement, cela servira à comprendre en quoi l’histoire ouvrière québécoise a rendu la culture syndicale d’aujourd’hui si unique. 

 

Confessionnalisation des syndicats 

Un peu comme dans le reste de l’Amérique du Nord, le syndicalisme industriel s’est implanté au Québec au début du XXe siècle, amenant avec lui de grands syndicats étatsuniens[iii]. À ce moment-là, concentrées dans la région de Montréal, ces grandes centrales syndicales dites « internationales », liées à la American Federation of Labor, qui fonctionnaient principalement en anglais[iv], favorisèrent l’expansion du syndicalisme dans la Belle Province. De 1900 à 1940, le nombre de syndiqué‧e‧s au Québec serait alors passé d’environ 10 000 à près de 150 000[v]. Toutefois, peu à peu, « on va se retrouver avec un paysage syndical qui va être assez différent de ce qu’on peut voir au Canada ou aux États-Unis. Des syndicats catholiques vont prendre de plus en plus de place », comme l’explique Benoit Marsan, historien et chargé de cours au département des relations industrielles de l’UQO. 

« À l’origine, les syndicats catholiques sont fondés dans une perspective de nationalisme canadien-français, avec toute la question des élites conservatrices [anglophones]. Ils sont donc vus comme un moyen de s’opposer au protestantisme et au socialisme », mentionne M. Marsan. 

Regroupés sous la bannière de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC), ces syndicats catholiques, quoiqu’encore minoritaires, vont changer les relations syndicales québécoises. Pour Andrée Leclerc, du Centre d’histoire et archives du travail (CHAT), « cet amalgame de syndicats catholiques, nord-américains, syndicats indépendants, ça n’existait nulle part en Amérique de Nord » sauf au Québec. 

Selon Benoit Marsan, la CTCC, alors un syndicat axé sur la collaboration plutôt que la combattivité, va se transformer tranquillement dans la seconde moitié des années quarante : « Après la Deuxième Guerre mondiale, la CTCC va subir un début de transformation, et va devenir notamment une force d’opposition à Duplessis », ce dernier étant généralement porté à respecter les décisions du clergé. « Ils vont avoir une vision plus libérale, plus humaniste ». Comme de nombreuses institutions dans les années de la Révolution tranquille, les syndicats vont alors se déconfessionnaliser : « Au début des années 60, [la CTCC] va devenir ce qu’on connait maintenant comme la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui va avoir un caractère assez progressiste. »

Aujourd’hui, la présence de la CSN, organisation nouvellement centenaire, qui couvre près de 20 % des travailleurs et travailleuses du Québec, contribue à la pluralité syndicale unique au Québec : « On se retrouve au Québec avec un pluralisme syndical qui est beaucoup plus important que dans le reste de l’Amérique du Nord. Au Canada anglais, ou aux États-Unis, vous avez essentiellement une centrale syndicale », mentionne Thomas Collombat, professeur de science politique au département de sciences sociales à l’UQO, « la AFL–CIO aux États-Unis ou le CTC au Canada ». Le Québec a, quant à lui, quatre grandes centrales syndicales, la FTQ et le CSN tel que susmentionné, en plus de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)[vi]

« Moi, j’émets toujours l’hypothèse que cette pluralité-là, elle aide à l’implantation syndicale », avance M. Collombat, « quand un groupe est insatisfait de son organisation syndicale, plutôt que de se "désyndiquer", il peut aller voir dans une autre [organisation] et cette autre-là va être très différente. »

 

La création d’un « deuxième front » 

Francis Lagacé, syndicaliste à la retraite, a longtemps milité pour de meilleures conditions de travail, mais également pour améliorer les conditions sociales sur un plan plus large. « Le monde du syndicalisme et le monde du militantisme sont intimement liés. Le syndicat est un regroupement de travailleuses et de travailleurs dont l’objectif est de faire respecter leurs droits, d’obtenir de bonnes conditions de travail, non seulement pour eux-mêmes ou elles-mêmes, mais aussi pour l’ensemble de la classe laborieuse », explique-t-il. 

« L’amélioration des conditions de vie d’un groupe est indissociable de l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble de la société. C’est ce qu’a concrétisé la création du "deuxième front" à la CSN. »

C’est Marcel Pépin, célèbre syndicaliste, qui joua un rôle important dans l’histoire syndicale, menant notamment à la publication du document « Le deuxième front » de 1968. Dans ce discours, Pépin déclare : « Quant à moi, je suis fortement d'avis que le peuple tout entier des travailleur‧euse‧s attend du mouvement syndical défense et protection contre tous ceux qui l'exploitent à la faveur d'un régime économique et social qui le permet et qui, bien plus, encourage [cette exploitation][vii]. » On y voit donc un changement de cap vers une plus grande combattivité sur le plan social et politique, mais également dans la création d’un discours anticapitaliste. 

Pour Pierre-Marc Johnson, ministre du Travail de 1977 à 1980 et premier ministre du Québec en 1985, il y avait bel et bien un double discours dans le monde syndical. « Quand on regarde comment le monde syndical de l’époque analyse ce qu’il a apporté, ça se traduisait par de meilleures conditions de travail, des meilleurs salaires, l’avancement de l’égalité [entre les hommes et les femmes], et la santé et sécurité au travail, mais le discours, c’était un discours de renversement du système capitaliste », explique ce dernier. 

Il va toutefois sans dire que le deuxième rôle à caractère plus social des syndicats a mené à l’amélioration de nombreuses conditions de vie, encore visibles aujourd’hui. Benoit Marsan se permet de nommer quelques exemples de ces changements sociaux influencés par les actions des syndicats, dont « les luttes pour le logement, les luttes pour l’aide sociale » en plus de différentes luttes à caractère féministe : « Il va avoir de plus en plus de femmes qui vont avoir accès à l’éducation, qui vont donc pouvoir participer au marché du travail. Bien évidemment, les syndicats vont donc être influencés par les différents mouvements féministes de l’époque. » 

Pour André Leclerc du CHAT, ses luttes historiques sociales peuvent également être considérées comme une spécificité du régime syndical québécois. « Comme les syndicats ont toujours été très très impliqués dans les luttes sociales, en plus de faire des luttes en milieu de travail, ça aussi ça a donné un caractère plus particulier au syndicalisme québécois », explique-t-il.  

 

Une révolution (pas si) tranquille

L’avènement de ses diverses luttes sociales est également coordonné avec la période de la Révolution tranquille au Québec, période où se sont vu instaurer de nombreuses réformes sociales, dont la création d’un réseau scolaire interprovincial, d’une assurance-maladie, ou encore de la nationalisation de l’hydroélectricité[viii].

« Beaucoup de lois se [sont vus instaurées], des législations à caractère plus social. C’était revendiqué par des syndicats depuis des dizaines d’années. Ce qu’on appelle aujourd’hui la Révolution tranquille, qui a été un grand bond au niveau de la modernisation sociopolitique du Québec, la plupart des grandes revendications avaient été formulées par les syndicats depuis la fin du 19e siècle, explique André Leclerc. Ils réclamaient l’assurance chômage, ils réclamaient des systèmes de santé et sécurité, ils réclamaient un système de santé publique. »

Pourtant, M. Leclerc ne voit pas la Révolution tranquille, entamée en 1960 à la suite de l’élection de Jean Lesage, comme une transformation instantanée : « Il faut savoir que ces évènements-là ne sont pas tombés du ciel, c’est une suite, de travailleur‧euse‧s qui s’inspiraient des générations précédentes. »

La Révolution tranquille fut également une période de développement de la fonction publique, une branche du travail que Pierre-Marc Johnson considère comme « une locomotive des conditions de travail au Québec ». Concrètement, le taux de syndicalisation au Québec d’environ 40 % est fortement influencé par le syndicalisme dans le secteur public, qui quant à lui gravite aux alentours de 84 %[ix]. Cela dit, la syndicalisation en secteur public n’était pas un acquis avec l’arrivée de Jean Lesage. « Lesage voulait empêcher que les employé‧e‧s du secteur public aient accès à la syndicalisation », explique André Leclerc. Lesage prétextait alors que « la reine ne négoci[ait] pas avec ses sujets », phrase désormais rendue célèbre. Pourtant, « 4 ans plus tard, [Lesage] autorise les fonctionnaires à se syndiquer. Ce n’est pas qu’il a eu une révélation du jour au lendemain, c’est que les syndicats se sont massivement mobilisés pour lui montrer qu’il fallait aller dans ce sens-là », mentionne Thomas Collombat de l’UQO. 

Pierre-Marc Johnson, ministre du Travail sous René Lévesque de 1977 à 1980, a vécu de très près les relations parfois tendues entre le gouvernement et les syndicats. Les décennies qui ont précédé son règne à ce titre ont été houleuses, et ce, malgré les années de la Révolution tranquille. Entre autres, la grève de la United Aircraft de 1974 et 1975, là où des briseur‧euse‧s de grève ont subi de la violence de la part des grévistes, ou encore l’occupation du ministère du Travail en 1973[x]. Le Parti Québécois, ayant une grande influence de la part des syndicats à l’interne, arrivait donc au pouvoir avec la promesse de changer les choses. « Au Parti Québécois, il y avait une très forte proportion des membres du Conseil national du parti », explique Pierre-Marc Johnson, « au moins 30 % étaient des militant‧e‧s syndicaux. Ils étaient très présents dans l’activité politique du PQ ». C’est ainsi que se sont mis sur pied des chantiers afin de réformer le Code du travail : 

« Il y avait une présence très forte [des syndicats] à la fois dans le parti politique aussi bien qu’au niveau de l’agenda qu’avaient les syndicats. Donc, une réforme du Code du travail facilitait la syndicalisation. » 

Les réformes de Johnson ont, selon lui, « absolument » eu un impact sur le paysage de travail actuel, notamment par la création de la Loi sur la santé et sécurité au travail, des lois anti-scabs, mais aussi les lois « closed shop », qui obligent, encore aujourd’hui, les employeur‧euse‧s d’une entreprise syndiquée à engager uniquement des employé‧e‧s syndiqués. 

Pour Thomas Collombat, la Révolution tranquille a donc joué un grand rôle dans la création d’un syndicalisme unique au Québec : « Ces structures-là, elles ont fait en sorte que l’encadrement juridique des relations de travail est devenu encore plus favorable au Québec. »

 

Le renforcement des lois du travail

« Au Québec, le régime de négociation [collective] va être renforcé, alors qu’aux États-Unis, il va être démantelé peu à peu. [Je pense] notamment, à la loi Taft–Hartley dans le contexte de la guerre froide et de la lutte au communisme », mentionne Benoit Marsan. Ainsi, parmi les différences notables que l’on peut noter entre le système syndical québécois et celui du reste de l’Amérique du Nord, il y a la présence d’un renforcement des normes syndicales et du travail, qu’on ne retrouve pas aux États-Unis, entre autres.

À ce niveau, Benoit Marsan y voit une incongruité : « Il y a un paradoxe parce qu’à l’époque, le régime de négociation collective [québécois] était en retard d’environ une vingtaine d’années par rapport à ce qui va être adopté aux États-Unis, quand on pense à la Wagner Act de 1935 dans le contexte du New Deal. » Cette loi, la Wagner Act, encadrait le droit aux salarié‧e‧s étatsuniens de constituer un syndicat, de créer une convention collective et ultimement, de faire la grève[xi]. La loi a eu un impact instantané, faisant notamment passer le nombre de syndiqué‧e‧s aux États-Unis de 3 millions à environ 8 millions entre 1933 et 1939[xii]. Au Québec, la première loi de ce calibre à voir le jour est la Loi sur les relations ouvrières de 1944, instaurée sous le gouvernement d’Adélard Godbout[xiii]. « À partir de l’adoption de la Loi [sur les relations ouvrières], [les relations de travail] tombent davantage dans le régime public et vont s’intégrer dans une logique étatique », explique Benoit Marsan. Les coutumes ouvrières deviennent alors des normes et des lois codifiées. 

Tout de même, cette fragilité vécue par le syndicalisme étatsunien est un phénomène qui se perçoit plus largement à l’échelle de l’Amérique du Nord et de la Grande-Bretagne[xiv]. Ce syndicalisme dit « d’entreprise » a des assises plus fragiles que le syndicalisme dans le reste de l’Europe, notamment dans certains pays scandinaves, là où environ 70 % de la population est syndiquée[xv]. Un exemple concret de cette fragilité vient des offensives antisyndicales de Margaret Thatcher au Royaume-Uni dans les années 1980, qui ont notamment fait passer le taux de syndicalisme britannique de 52 % en 1980 à près de 30 % en 1998[xvi]. Il en va de même pour la fameuse loi Taft–Hartley de 1947 aux États-Unis, qui a accéléré la régression du syndicalisme étatsunien, par l’instauration d’obstacles à la tenue de grèves légales[xvii]. Pourtant, au Québec, le taux de syndicalisation est quant à lui resté plutôt stable depuis les années 1970, oscillant entre 35 % et 40 %[xviii]Ce contraste est principalement dû à une meilleure reconnaissance des droits syndicaux par l’État au Québec comparativement à ailleurs : la Révolution tranquille, les nombreuses contestations syndicales des années 1960 et 1970, en plus de gouvernements du Parti Québécois ayant une grande influence syndicale à l’interne[xix]

Le taux de syndicalisation à 40 % est donc un « colosse ». Il reste plus ou moins inchangé depuis des années. Pourtant, le pouvoir d’un syndicat ne réside pas uniquement dans son pourcentage de couverture, mais également dans son influence sociale et sa protection institutionnelle par l’État. Ces deux facteurs se voient alors placés sur des assises « d’argile » pour les années à venir. 

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crédit photo : flickr:/ Gustave Deghilage

 

[i] Vous savez ça M. le Ministre?, réalisé par Robert Favreau, 1973, Canada, 2021, en ligne. 

[ii] Le Syndicat Unifor, « Unifor lance une campagne nationale pour une loi anti-briseurs de grève », 13 mai 2021, https://www.newswire.ca/fr/news-releases/unifor-lance-une-campagne-nationale-pour-une-loi-anti-briseurs-de-greve-889777376.html.

[iii] Jacques Rouillard, Le Syndicalisme Québécois : Deux siècles d’histoire, Montréal : Boréal, 2009.

[iv] Ibid. 

[v] Ibid. 

[vi] « Les quatre centrales syndicales s’unissent pour freiner les reculs en santé et sécurité », 10 avril 2021, https://www.csn.qc.ca/actualites/les-quatre-centrales-syndicales-sunissent-pour-freiner-les-reculs-en-sante-et-securite/.

[vii] Marcel Pépin, « Le deuxième front », Procès-verbal, 43ème congrès, Québec, 13-19 octobre 1968.  

[viii] Jacques Rouillard, « Aux sources de la Révolution tranquille : le congrès

d’orientation du Parti libéral du Québec du 10 et 11 juin 1938 », Bulletin d'histoire politique, vol. 21, no 3, 2015 : 125-158. 10.7202/1033397ar

[ix] Alexis Labrosse, La présence syndicale au Québec et au Canada en 2019, Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, 2020. https://www.travail.gouv.qc.ca/fileadmin/fichiers/Documents/presence_syndicale/2019.pdf

[x] « Les relations du travail au Québec : des témoins tracent la ligne du temps », École des relations industrielles de l’Université de Montréal, https://lignedutemps.org/#.

[xi] Jacques Rouillard, Le Syndicalisme Québécois : Deux siècles d’histoire, Montréal : Boréal, 2009.

[xii] Colin Gordon, New Deals: Business, Labor, and Politics in America, 1920–1935, Cambridge: Cambridge University Press, 1994.

[xiii] Jacques Rouillard, Le Syndicalisme Québécois : Deux siècles d’histoire, Montréal : Boréal, 2009.

[xiv] Carla Lipsig-Mummé, « La crise du syndicalisme nord-américain : éléments d'interprétation », Relations Industrielles / Industrial Relations, vol. 39, no. 2, 1984 : 275-284. https://www.jstor.org/stable/23072235.

[xv] Statista, « Proportion de salariés membres d'un syndicat dans les pays de l'OCDE en 2018 », 11 août 2021, https://fr.statista.com/statistiques/1148080/taux-syndicalisation-monde-ocde/.

[xvi] Andrew Mark Charlwood, « The Anatomy of Union Membership Decline in Great Britain 1980-1998», Thèse de doctorat, London School of Economics and Political Science, 2013. 

[xvii] Urwana Colquaud, Marc-Antonin Hennebert et Lucie Morissette, Relations de travail, Montréal : Chenelière Éducation, 2016. 

[xviii] Jacques Rouillard, Le Syndicalisme Québécois : Deux siècles d’histoire, Montréal : Boréal, 2009.

[xix] Urwana Colquaud, Marc-Antonin Hennebert et Lucie Morissette, op. cit.  

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