S’autodéterminer : esquisse sur les premiers pas du Grand dialogue régional pour la transition socioécologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean

crédit photo : flickr/Angélique Calmon
Environnement
Québec
S’autodéterminer : esquisse sur les premiers pas du Grand dialogue régional pour la transition socioécologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Analyses
| par Sophie Del Fa et Émilie Marchand |

Le 1er octobre 2020, 12 citoyen·ne·s ont donné le coup d’envoi virtuel du Grand dialogue régional pour la transition socioécologique au Saguenay–Lac-Saint-Jean (Grand dialogue dans le reste du texte). Le projet se présente comme une initiative citoyenne de transformation et d'autodétermination en vue de produire une feuille de route régionale pour la transition socioécologique sur un horizon de 10 ans. La démarche repose sur une ligne directrice clé : mobiliser et mailler toutes les personnes intéressées à coconstruire une vision pour la transition du nord du lac Saint-Jean jusqu’à Petit-Saguenay. La volonté est donc d’animer un dialogue territorial pour identifier les défis, les forces et les aspirations, afin de planifier et d’accélérer collectivement la transition de cette vaste région[1].

 

En somme, c’est une expérimentation de la transition sociale et écologique unique et une proposition audacieuse, mais aussi risquée. De quelle transition et de quelle démocratie parle-t-on? Quelle est la structure de gouvernance du Grand dialogue? Et concrètement, de quoi s’agit-il? C’est à ces différentes questions que nous répondrons à travers un récit descriptif de ce qu’est le Grand dialogue, qui en est à ses balbutiements. Ce récit est une esquisse de ce qu’il aspire à être, tant dans sa fragilité que dans ce qu’il a de profondément inédit et révolutionnaire. 

 

Une transition transformatrice pour un changement d’échelle

 

Le Grand dialogue s’insère dans le débat plus large sur la transition socioécologique, débat somme toute éclaté au sein duquel plusieurs conceptions de la transition s’opposent et se complètent. Pour certain·e·s, la transition se résume à la réduction des émissions de gaz à effet de serre[2]. Elle est alors restreinte au remplacement des énergies fossiles par les énergies renouvelables pour assurer la continuité des structures socioéconomiques existantes. On parle alors d’une approche du statu quo ou aussi d’approche par réformes managériales qui correspondent aux appels à une croissance verte ou à un capitalisme vert[3]. D’autres définitions remettent en question plus globalement les structures de gouvernance actuelles et proposent de s'interroger collectivement sur une transformation de l'ensemble de nos systèmes[4]. D’après ces visions, la réduction de la production, de la consommation et la relocalisation des activités économiques sont des objectifs essentiels, tout comme le sont aussi les questions d’inclusion sociale, de santé, de bien-être collectif et d’éducation. Les partisan∙e∙s de ces approches (dites, par exemple, transformatrices[5]) estiment que le modèle du développement capitaliste doit être fondamentalement remplacé parce que reposant, entre autres, sur l’exploitation et la marchandisation de l’humain, du travail et de la nature, ainsi que sur la propriété privée et la croissance infinie[6].

 

C’est vers cette dernière approche que le Grand dialogue tend en choisissant de considérer la transition comme une démarche globale, pilotée de manière collective et citoyenne. Ce renouveau démocratique est considéré comme le moteur d’une transformation en profondeur des systèmes économiques, politiques, éthiques et culturels pour mettre en place des modèles de développement qui prennent à la fois en compte les besoins humains et l’urgence écologique. Le bien-fondé du projet découle du fait que, malgré les évidences sur la gravité des enjeux auxquels l’humanité est confrontée, la société tarde à se réformer et à s’adapter de manière convaincante. L’implication citoyenne proactive est jugée comme plus que jamais nécessaire par les membres à l’origine du projet, car la majorité des décisions politiques prises actuellement dans la région tendent à reproduire, voire à accentuer les causes des problèmes. De plus, si la pandémie de COVID-19 a exacerbé les zones de vulnérabilité, elle a aussi révélé l’importance d’une économie de proximité, d’une capacité d’adaptation des groupes sociaux, du courage, de la solidarité, de l’entraide et de la résilience. Autant d’éléments indispensables à la mise en action de cette transition. En somme, c’est un mouvement transformateur issu de la base citoyenne que le Grand dialogue veut mettre en place. Il s’inspire en cela d’initiatives comme le Transition Network[7], implanté sur le plan municipal, mais s’inscrit pour sa part dans une approche régionale, ce qui en fait d’ailleurs une initiative unique en son genre.

 

La transition au Saguenay–Lac-Saint-Jean, une rupture politique

 

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est certes marqué par plusieurs initiatives allant dans le sens de la transition, notamment sur le plan alimentaire, mais aussi et surtout par une forte histoire de colonisation industrielle. En effet, le scénario qui prédomine depuis le début du XXe siècle est construit autour de grandes entreprises de première transformation de ressources naturelles, aux emplois bien payés et syndiqués. Pensons notamment à l’industrie du papier au XIXe siècle, à Rio Tinto, fleuron de l’aluminium qui dispose de plusieurs usines dans la région, à l’industrie minière ou à celle du bois. Depuis 2014, d’autres joueurs lorgnent la région, notamment GNL Québec, qui n’a de québécois que le nom, puisqu’il est financé par des promoteurs américains. L’entreprise projette de construire une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie. En plus de l’usine, un port serait construit en vue du transport de ce gaz par méthaniers à travers le fjord du Saguenay, unique parc marin au pays. Bien que ces bases industrielles soient fragiles et non durables d’un point de vue écologique et social, elles représentent la logique de développement économique glorifiée par une majorité d’instances politiques dans la région. Cette vision du développement provoque un sérieux clivage sur le territoire. En effet, le projet GNL a induit un champ de bataille entre les « anti » et les « pro », opposant des visions différentes du développement régional. Pourtant, le projet GNL ne fait à l'évidence pas partie de la solution pour une transition socioécologique, puisqu’il fait partie des industries qui, tout en fragilisant l’économie de la région, colonisent le territoire en accaparant la terre, les eaux et la politique locale. D’ailleurs, l’expression « la pieuvre saguenéenne » est souvent utilisée pour désigner les collusions et les conflits d’intérêts nombreux entre les représentant∙e∙s politiques et les acteur∙rice∙s économiques. Afin de désamorcer cette dynamique de pouvoir, le Grand dialogue tente de sortir des clivages, et de n’être ni « contre » ni « pour » le projet, mais de proposer une troisième voie qui envisage une tout autre trajectoire.

 

Les 21 thèmes pour une transition socioécologique transformatrice

 

Pour servir de prémisse au dialogue, 21 thèmes de base sont suggérés par les membres fondateurs du Grand dialogue. Ce nombre, vingt et un, n’est pas le fruit du hasard et fait écho à l’Agenda 21[8], plan d’action en faveur du développement durable ratifié par 182 chefs d’État au Sommet de la Terre de Rio en 1992 (rappelons que le « 21 » dudit Agenda fait référence à notre siècle présent). Par ailleurs, vingt et un est aussi une répartie contemporaine et décoloniale à la Société des vingt-et-un qui, au XIXe siècle, s’est installée dans la région pour l’exploitation des ressources forestières et l’occupation du territoire.

 

Les 21 thèmes déploient la transition socioécologique sous un riche éventail d’enjeux englobants : l’alimentation, la santé collective, la nature, la mobilité, le travail, l’économie, la consommation, le vivre-ensemble. Une grande place est accordée à l’idée d’un apprentissage à toutes les étapes de la vie, aux relations interculturelles, intergénérationnelles, aux liens avec les Premières Nations, aux aspirations des jeunes comme des personnes aînées. Le concept de « territoire » est aussi abordé, tant dans sa manière d’être perçu, aménagé, pensé et administré, mais aussi en s’attardant aux « territoires imaginaires », c’est-à-dire aux récits fondateurs, aux mythes, au sacré et à la spiritualité. Les autres thèmes se concentrent sur la résilience, les arts et la culture, le pouvoir d’agir collectif, la posture d’ouverture et d’inclusion, l’éthique, les loisirs, les principes qui favorisent des débats constructifs, de même que le rapport de la région au reste du monde. 

 

« On pense qu’on a besoin de se parler, de se connaître, d’être surpris, de découvrir ce que les autres ont à raconter. On a besoin de débattre sereinement, besoin de rêver, besoin de rire aussi », affirme le professeur Olivier Riffon lors du lancement. Ces 21 thèmes promettent, sans conteste, des heures d’échanges fertiles qui seront par la suite précieusement colligés et analysés par une équipe de recherche. Il s’agit là d’un travail colossal qui permettra d’articuler la feuille de route essentielle au processus de transition.

 

Structure de gouvernance : autodétermination, reprise de pouvoir et recherche-action

 

La structure de gouvernance du Grand dialogue est liée à la manière dont il est financé. Pour l’instant, le Grand dialogue reçoit des fonds du programme de recherche Synergie du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable (CIRODD) et des fonds ou subventions de recherche provenant des professeur·e·s impliqué∙e∙s dans la démarche (notamment Sophie Del Fa et Olivier Riffon)[9]. Dernièrement, la démarche a reçu une subvention de 30 000 dollars par an sur trois ans de la Fondation Béati afin de disposer d’une ressource rémunérée pour réaliser la coordination du Grand dialogue. Par ailleurs, le Grand dialogue bénéficie du soutien de certaines organisations, notamment les organisations d'attache de certains membres du comité de démarrage (l’Université du Québec à Chicoutimi [UQAC], le Conseil régional de l’environnement et du développement durable et Eurêko! un organisme régional formé de professionnel·le·s engagé·e·s pour la restauration, la protection et la conservation des écosystèmes environnementaux[10]) qui agissent notamment comme fiduciaires des financements obtenus. Toutefois, il n’est pas prévu à court terme de faire du Grand dialogue une entité légalement constituée, tel un OBNL ou une coopérative.

 

La structure de gouvernance reflète donc cette volonté d’être et de demeurer un collectif citoyen. Sur le site Internet, cette structure est décrite comme étant décentralisée et suivant un processus de mobilisation organique qui va de la « germination » à la « forêt »[11]. Cette métaphore en cinq phases illustre la progression temporelle de la démarche et l’échelle d’action. De plus, elle témoigne d’une structure de gouvernance unique et audacieuse. La germination représente l’étincelle, l’émergence de l’idée, c’est le comité de démarrage, constitué des douze personnes, qui propose la démarche et en assure le lancement. Ensuite, l’étape cotylédon[12], qui vise à mobiliser les personnes les plus actives de la transition, en s’organisant à travers différents comités thématiques et organisés en cercles de travail, afin d’assurer le pilotage de la démarche. Vient ensuite l’étape des ramures, qui correspond aux quelques milliers de personnes engagées pour la transition, qui vont participer activement au dialogue et mobiliser leurs milieux. Les ramures se transformeront ensuite en feuillage, qui désigne la mobilisation générale de la population régionale afin qu’elle alimente le dialogue avec ses connaissances, ses idées, ses rêves. Enfin, le tout se termine en forêt c'est-à-dire le territoire sur lequel se déroule la scène et l’écosystème qui sera transformé[13].

 

Au moment d’écrire ces lignes, les énergies de mobilisation sont concentrées à rallier l’ensemble des personnes qui sont déjà engagées pour la transition socioécologique (le cotylédon). Ce rassemblement des forces vives déjà en place, influentes dans leur milieu (alimentaire, économique, politique, etc.), mais quelque peu dispersées sur cet immense territoire qu’est le Saguenay–Lac-Saint-Jean, permettra d’accroître la mobilisation. Les personnes interpellées pour participer plus activement au Grand dialogue ont été invitées à manifester leur intérêt en remplissant un formulaire d’intérêt sur le site Internet du Grand dialogue. Ces formulaires ont été colligés par les membres de germination. À ce jour, 120 personnes ont rempli le formulaire et 60 se sont réunies le 29 octobre 2020 dans le cadre d’un rassemblement virtuel. Cette rencontre durant laquelle les avancées du projet ont été annoncées a également permis d’orchestrer des discussions de groupe, lesquelles se sont déroulées dans la semaine du 2 au 7 novembre. Ces rencontres virtuelles de 1 h 30, à l’assistance maximale de 15 personnes, ont permis d'écouter les gens désireux de participer à l’initiative, de connaître plus spécifiquement les manières dont ils veulent s’engager, d’ajuster le plan initial en fonction des idées de chacun·e et surtout, de mettre en place les cercles de travail (voir schéma). Plus de 80 personnes y ont participé, donnant un nouveau souffle au mouvement.

 

En parallèle avec la structuration du cotylédon, des activités d’animation autonome ont été préparées et sont proposées à tou∙te∙s les citoyen·ne·s. Il est possible de les réaliser en famille, au travail, en collectif, avec des jeunes et des moins jeunes. Par exemple, l’activité nommée « le conseil de famille », dont les objectifs sont de discuter en famille des définitions, des besoins, des visions et des actions possibles sur un thème choisi, de découvrir les idées et les rêves des membres de la famille et de vivre un moment d’échange enrichissant. Le même genre d’activité peut être réalisé en milieu de travail avec l’animation « machine à café ».

 

En plus de la constitution du cotylédon et des activités proposées, un travail de recherche-action mené par des professeur·e·s, des enseignant·e·s, des chercheur·se·s et des étudiant·e·s de l’université est également mis en place. La recherche vise notamment à documenter les initiatives existantes et à les analyser. Un sondage qui a reçu plus de 500 réponses avait été envoyé en mars 2020 justement pour avoir le pouls des aspirations citoyennes. Outre les méthodes quantitatives, le volet recherche sera aussi alimenté par des méthodes qualitatives qui comprendront entrevues, observations et collecte de documents. Le tout ayant pour but ultime d'ancrer la future feuille de route à la fois dans la parole citoyenne (via les cercles de travail), mais aussi dans la recherche. Cela revient finalement à mettre en place une démarche de recherche-action unique et originale où chercheur·se·s et citoyen·ne·s travaillent de concert, s’alimentant constamment.

 

« Une démarche non partisane, une force de proposition »

 

Telle est la façon dont Véronique Fortin, membre de germination, élue municipale à Alma et chargée de projet au Centre de solidarité internationale du Saguenay–Lac-Saint-Jean, définit le Grand dialogue. Cette définition pose par ailleurs plusieurs questions tant en ce qui a trait à l’ancrage politique de la démarche qu’en ce qui concerne son rapport aux acteurs et actrices qui œuvrent déjà pour la transition. C’est dans la tension entre ces deux éléments que le Grand dialogue doit être analysé, puisqu’il se veut autant une initiative profondément politique qu’une force centrale de proposition non partisane. Cette posture non conventionnelle n’est pas sans générer plusieurs questionnements et suspicions des actrices et acteurs politiques de la région. Par exemple, un membre d’un tout nouveau parti politique au Saguenay se demande pourquoi justement le Grand dialogue ne se constitue pas comme parti politique, véhicule qu’il juge plus intéressant pour entrer tout de suite dans l’action. La réponse est évidente pour les membres du comité germination : le Grand dialogue n’est pas un parti parce qu’il s’agit avant tout d’une initiative citoyenne inclusive qui ne vise pas à prendre le pouvoir, mais à le réformer par la base. John Holloway[14] a d’ailleurs déjà défini les mouvements sociaux contemporains en ces termes, affirmant qu’il ne s’agit plus de luttes pour le pouvoir, mais de luttes contre le pouvoir. Avec sa volonté d’autodétermination, c’est bien de cela qu’il s’agit pour le Grand dialogue : donner aux citoyen·ne·s un canal grâce auquel elles et ils peuvent se rassembler pour agir et faire la transition. La feuille de route qui sera rédigée en vue des élections de novembre 2021 en témoigne : réalisée par et pour les citoyen∙ne∙s, elle visera à lutter contre une certaine vision du développement régional. Comme le précise Guillaume Maziade, enseignant au programme de technique du milieu naturel au Cégep de Saint-Félicien, lors d’une réunion sur les enjeux politiques :

 

Ce qui nous différencie des autres démarches de dialogue, c’est le changement d’échelle. On a fait plein d’initiatives sectorielles et individuelles. Mais maintenant on prend tout et on l’amène à un autre niveau. On sait que ça marche. On l’a testé au niveau de l’alimentation, de la mobilité, mais l’idée à présent, c’est de dire : on ne veut plus que ce soit une expérience. On veut que ça devienne une norme.

 

 

Conclusion

 

Le projet ambitieux qu’est le Grand dialogue régional pour la transition amènera, nous l’espérons, jusqu’à la constitution, l’émancipation et l’autodétermination de ce que Hardt et Negri nomment la multitude, désignant l’ensemble disparate d’individualités singulières qui travaille la société de l’intérieur afin de créer une société globale alternative[15]. Selon Hardt et Negri, « la multitude n’a jamais existé jusqu’à présent […], elle est toujours-déjà-là et jamais-encore ». Le Grand dialogue actualisera cette multitude qui ne demande qu’à être vue, entendue et à habiter le territoire de manière autonome. 

 

Expérimenter de l’intérieur la mise en place d’une initiative d’une telle ampleur est tantôt enivrant, tantôt déstabilisant, mais particulièrement unique et indescriptible tant ce projet ouvre des possibles et préfigure un futur différent. Évidemment, des enjeux sensibles demeurent, notamment sur des questions d’inclusion : comment rester ouvert∙e∙s et inclusif∙ve∙s en valorisant les aptitudes, considérations et intérêts de chacun∙e? Comment se nourrir des pensées divergentes, tisser des liens entre ces paroles afin de produire le dialogue? Finalement, cela revient à la question fondamentale de toute démocratie : comment faire avec la multitude et avec toutes les singularités qui la composent, et ce, en donnant aussi une voix à toutes et surtout à celles moins audibles, plus ténues, voire carrément silencieuses? Le Grand dialogue a donc deux objectifs principaux : changer d’échelle pour produire un nouveau paradigme et réenchanter le système politique actuel en valorisant la force du « nous ». Enfin, le discours général véhiculé dans les médias et sur les médias socionumériques contribue trop souvent à la polarisation des débats et, par conséquent, supprime le dialogue et nous enferme dans des « chambres d'échos » qui nous séparent les un∙e∙s des autres. Il n’y a plus d’espace pour jaser. Alors, recréons-le.

 

Crédit photo : flickr/Angélique Calmon

 


[1] Les deux autrices font partie du cercle de démarrage (germination) du Grand dialogue, la première en tant que professeure en communication à l’Université du Québec à Chicoutimi et la deuxième en tant qu’artiste, écoconseillère en formation et stagiaire pour la coordination du Grand dialogue.

[2] James McCarthy, « A Socioecological Fix to Capitalist Crisis and Climate Change? The Possibilities and Limits of Renewable Energy », Environment and Planning A: Economy and Space, 2015.

[3] Julia Posca et Bertrand Schepper, « Qu’est-ce que la transition juste? », Montréal: Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, 22 octobre 2020.

[4] Yves-Marie Abraham, Guérir du mal de l’infini. Produire moins, partager plus, décider ensemble, Montréal : Écosociété, 2019; Alain Deneault, L’économie de la nature, Montréal : Lux, 2019.

[5] Posca et Schepper, op.cit.

[6] Ibid. : 17.

[7] Le réseau des villes en transition est un mouvement social qui rassemble des groupes animant dans leur commune une initiative de transition, c'est-à-dire un processus impliquant la communauté et visant à assurer la résilience de la ville face au double défi que représentent le pic pétrolier et le dérèglement climatique. Transition Networkhttps://transitionnetwork.org/.

[8] « Agenda 21 », Organisation des Nations unies : https://www.un.org/french/ga/special/sids/agenda21/.

[9] C’est d’ailleurs avec ces fonds qu’une stagiaire a été embauchée pendant l’été pour la coordination du lancement.

[11] Voir le schéma réalisé par LUM (figure 1).

[12] C’est l’étape à laquelle se trouve le Grand dialogue au moment de l’écriture de l’article.

[13] Cette description de la démarche est tirée du site Internet du Grand dialogue : « Qu’est-ce qu’on veut faire? », Le Grand dialogue, https://www.granddialogue-slsj.com/a-propos#quest-ce-quon-veut-faire.

[14] John Holloway, Changer Le Monde sans Prendre Le Pouvoir, Montréal : Lux Éditeur, 2007.

[15] Michael Hardt et Toni Negri, Multitude : guerre et démocratie à l’âge de l’empire, Paris : La Découverte, 2004.

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