Nouvelles et annonces

Siggi, le magazine de Sociologie
Appel de texte public pour le numéro 5 : Les fantômes

Date de tombée : 1er juin 2022

Présentation du magazine

Siggi est un magazine grand public qui met de l’avant une sociologie réflexive, créative et accessible. Il permet aux sociologues d’explorer des formes d’écriture variées (essais, récits personnels, anecdotes de terrain, feuilletons, entrevues, reportages photo, biographies et bien plus). Notre objectif n’est pas d’éduquer par la vulgarisation scientifique, mais bien d’aiguiser le regard à travers de courts textes désencombrés de concepts arides. Gardez en tête que les textes publiés s’adressent notamment à des non-initié∙e∙s à la sociologie. Nos collaboratrices et collaborateurs se tiennent généralement loin des abstractions et traitent de situations concrètes, tirés de leurs terrains de recherche ou de leur vie personnelle. Pour le cinquième numéro, nous vous proposons la thématique suivante :

Les fantômes

Les fantômes, qu’ils soient du passé ou du futur, se rapportent toujours au présent. On les rencontre au quotidien, à travers les récits, les discours médiatiques ou politiques, l’espace ou les objets. Ils pèsent sur nos émotions, nous rendent nostalgiques, enthousiastes ou anxieux·ses. Des entités invisibles, les fantômes jouent avec notre imaginaire, orientent notre compréhension du monde et, par-là, nos actions.

Parler des fantômes, c’est d’abord parler de la mémoire. Le passé idéalisé ou renié peut être utilisé pour définir son identité actuelle. Des bâtiments en ruine ou des événements historiques deviennent ainsi, d’une manière parfois surprenante, le sujet de débats publics passionnés. On n’est pas nécessairement attaché·e·s à un bâtiment ou à l’histoire; c’est plutôt ce qui existe au-delà du visible qui enflamme les passions.

Un numéro sur les fantômes peut également être l’occasion de réfléchir aux croyances ordinaires. Dans nos sociétés sécularisées, on continue à craindre les maisons hantées, à invoquer les défunt·e·s au ouija, à allumer des lampions pour passer à travers une épreuve, à se tirer au tarot « juste pour voir », à brûler de la sauge pour purifier l’air ou, plus banalement, à « toucher du bois ». Notre vie quotidienne est marquée par une panoplie de croyances, religieuses ou non.

Dans tous les cas, l’étude des fantômes est traversée par des tensions entre l’invisible et le visible, la présence et l’absence, l’horrifique et l’attrayant, le sérieux et la plaisanterie. À celles-là s’en ajoute une autre, qui se situe dans l’attitude de la chercheuse ou du chercheur : croire ou ne pas croire, accepter ou rejeter un thème qui peut faire hausser les sourcils ou provoquer des sourires.

Les « consignes »

Nous espérons donc que vous voudrez bien adopter le style Siggi le temps d’un article. Nous vous invitons à écrire un court texte (de 500 à 1500 mots) qui, tout en restant sociologique, est accessible. Évitons donc les notes de bas de page, les références abondantes et le jargon de la discipline. Si jamais des références sont absolument nécessaires, veuillez les mettre en notes de fin et en chiffre arabe. Privilégions une écriture personnalisée, au « je ». Aussi, l’écriture épicène est de mise. Pour vous aider, un petit guide se trouve plus bas. Les photographies sont évidemment les bienvenues. Nous vous remercions d’avance de nous confirmer le sujet de votre texte.

Rémunération

Bien que possédant des ressources modestes, nous avons un système de rémunération libre : vous pouvez déterminer le montant de votre cachet (75$, 50$, 25$ ou 0$). Sentez-vous bien à l’aise de réclamer ce petit montant et sentez-vous tout aussi libre, si votre situation financière est enviable, à écrire pour le simple amour de la sociologie.

Écriture épicène

Notre éditeur L'Esprit libre publie exclusivement des textes qui utilisent des tournures épicènes et/ou incluent le féminin, mais laisse aux auteurs et autrices la liberté de choisir la façon de faire qui leur semble la plus appropriée. Ce type de rédaction permet de contrer l'invisibilisation des femmes que cause la règle traditionnelle du « masculin l'emporte ». Voici quelques méthodes qui sont suggérées.

Texte courant :

On privilégie l’emploi d’un terme générique. Il s’agit ici de choisir un terme englobant qui est neutre. Cette façon de faire allège la lecture et permet dans une certaine mesure de contrer la binarité des genres.

Ex : La classe politique (plutôt que les politiciens et politiciennes), le corps professoral (plutôt que les professeur·e·s), la lutte ouvrière (plutôt que la lutte des ouvriers et ouvrières), etc.

La féminisation longue. Il s’agit d’écrire à la fois le féminin et le masculin, en ordre alphabétique. Cette méthode est celle qui est préconisée dans les documents officiels de la revue et les titres, entre autres.

Ex : Ce monsieur sert deux clients. Ce monsieur sert un client et une cliente. Celles et ceux; elles et ils; les étudiantes et les étudiants; les lecteurs et les lectrices; les auditeurs et les auditrices.

La féminisation courte. Il s’agit d’ajouter la forme du féminin à la fin du mot masculin en utilisant le point médian (mettre le clavier en français (Canada), tenir les touches « alt » et « . » en même temps, puis faire une espace) pour entourer le suffixe féminin.

Ex : Les étudiant∙e∙s motivé·e·s ont fait la grève.

 


Appel de textes – Un autre monde est possible : l’empreinte socioécologique des promesses technologiques

Plusieurs solutions technologiques, comme l’électrification des transports ou l’intelligence artificielle, sont désormais tellement omniprésentes qu’on s’imagine mal faire sans elles. Une connexion internet haute vitesse est pratiquement essentielle, même si des pans considérables de la population n’y ont toujours pas accès, faute de moyens ou simplement par manque de disponibilité du réseau. De même, les communications se passent très souvent par courriels, médias sociaux ou téléphonie cellulaire. Cette tendance est telle qu’on propose de plus en plus de solutions technologiques pour régler quantité de problèmes. On peut penser par exemple à une application qui vous indique si vous avez côtoyé une autre personne contaminée par la COVID-19, ou encore à l’option de prendre une voiture électrique pour diminuer votre impact écologique. Pourtant, toutes ces technologies nécessitent des ressources et des infrastructures considérables pour fonctionner, des serveurs qui stockent les données de Google et Facebook aux ordinateurs que nous utilisons tous les jours pour envoyer des courriels ou écouter nos films préférés sur Netflix. En outre, elles ont aussi besoin de matières premières, dont des métaux rares, et d’énergie pour fonctionner. Loin d’être abstraites ou dématérialisées, plusieurs promesses technologiques contribuent à la reproduction des problèmes socioécologiques. Quelle est l’empreinte de ces technologies? Peuvent-elles vraiment être considérées comme solutions à la crise climatique? De quelle manière? Peut-on envisager d’autres façons de concevoir les médias sociaux, l’intelligence artificielle ou le transport?

Dans le but de contribuer à la réflexion sur l’empreinte socioécologique des promesses technologiques, L'Esprit libre vous invite à soumettre un article pour son prochain recueil. L’objectif de ce recueil est de penser et proposer des solutions aux enjeux du solutionnisme technologique pour résoudre la crise climatique, notamment en lien avec les rapports de pouvoir sous-tendus par le système technologique actuel.

Nous sommes à la recherche de textes journalistiques et de long format traitant, sous différents angles, de différents thèmes de l’empreinte socioécologique des technologies. Voici quelques exemples de sujets possibles :

  • Quelle est l’empreinte socioécologique des systèmes actuels d’intelligence artificielle?
  • Comment l’intelligence artificielle peut-elle être une alliée de la justice environnementale et climatique?
  • La carboneutralité proposée par les GAFAM est-elle possible?
  • Comment peut-on envisager des technologies numériques à petite échelle?
  • Quelles sont les solutions pour diminuer l’empreinte socioécologique à l’échelle des institutions?
  • Comment matérialiser l’empreinte socioécologique des technologies numériques?
  • La numérisation de la société et la décroissance sont-elles conciliables?
  • Archives numériques : comment conserver une mémoire collective qui tient compte de la justice climatique?
  • Qu’est-ce que l’hygiène numérique?
  • Comment peut-on repenser la mobilité?
  • Quels sont les enjeux de l’infrastructure numérique actuelle dans nos sociétés?

Les textes sélectionnés pour ce recueil seront d’une longueur maximale de 4 000 mots. Les articles de type reportage seront priorisés, ainsi que les récits portant sur des personnages, des thématiques ou des angles rarement couverts par les médias traditionnels. Une recherche rigoureuse est attendue de la part des auteur·trice·s, même si nous souhaitons éviter les textes de style académique. Nous invitons en particulier les auteurs et autrices à mettre de l’avant l’empreinte tangible (ex : exploitation des ressources premières, délocalisation ou exploitation de populations vulnérables, quantité d’énergie utilisée en continu, etc.) des systèmes technologiques analysés en lien avec les bénéfices envisagés et concrets. Les autrices et auteurs devront se conformer aux normes de rédaction de L'Esprit libre, incluant notre politique de rédaction épicène. Le comité éditorial se réserve un droit de regard sur les textes qui s’éloigneront trop d’une écriture journalistique.

Si vous êtes intéressé·e·s à participer, veuillez nous faire parvenir une proposition de texte, qu’elle soit tirée des exemples ci-dessus ou non, avant le 1er mars 2022. La proposition doit inclure un titre préliminaire ainsi qu’un résumé du texte d’environ 350 mots, qui explique la pertinence du sujet, votre démarche et l’angle d’analyse avec lequel vous aborderez la thématique sélectionnée.

Les résumés devront être envoyés à l'adresse editions@revuelespritlibre.org avec, comme objet du courriel, « Recueil – Empreinte technologique ». Les résumés et les textes seront examinés pour approbation par les membres du comité éditorial du recueil, en collaboration avec le comité de rédaction de L’Esprit libre. Pour celles et ceux dont les textes seront sélectionnés, une première version devra être soumise d’ici le 1er juin 2022. À noter que tous les articles feront l’objet d’une révision par le comité éditorial responsable du recueil.

Un cachet symbolique de 75 $ vous sera offert pour votre participation à la première impression. Un pourcentage des ventes vous sera aussi proposé en cas de réimpression. Il sera également possible de bénéficier du Fonds d’enquête journalistique de L’Esprit libre pour obtenir un remboursement de certaines dépenses en lien avec la production de votre article (transport, hébergement, etc.).

Si vous avez des questions, merci de nous écrire au editions@revuelespritlibre.org.

 

Échéancier

  • Remise des propositions : 15 avril 2022
  • Décision du comité de sélection sur les propositions : 2 mai 2022
  • Remise de la première version des textes : 29 juillet 2022
  • Remise finale après modifications exigées : 1er octobre 2022
  • Lancement : janvier 2023

 


L'Esprit libre recrute! 

Adjoint-e à l'édition

L’Esprit libre est à la recherche d'une personne intéressée à assumer le rôle d’adjoint·e à l’édition et à l’administration. La candidate ou le candidat doit être admissible à ue subvention salariale d’Emploi Québec. L’organisme l’Esprit libre est une maison d’édition, un média en ligne, ainsi qu’un producteur d’événements de réflexion.    

 

Tâches et responsabilités   La personne sélectionnée sera impliquée dans toutes les étapes de production de nos prochaines publications pour l’année 2022. Sous la supervision du coordonnateur, elle se verra attribuer des tâches variées et stimulantes :
  • Aide dans la gestion des contrats d’édition et accompagnement des autrices et des auteurs ;
  • Présence lors des salons du livres du Québec ;
  • Relations avec le diffuseur et distributeur ;
  • Promotion des nouvelles parutions ;
  • Aide à la préparation des demandes de subventions ;
  • Révision des textes et des épreuves.
  25 % du temps de travail de la personne sélectionnée sera aussi consacré à des tâches administratives en appui aux différents projets de l’Esprit libre, excluant nos activités d’édition. Voici les projets concernés :
  • Aide pour la relance de notre baladodiffusion voix libres ;
  • Aider pour la rédaction de demande de financement ;
  • Aide pour l’organisation de soirées de réflexions.
  La candidate ou le candidat bénéficiera d’un accompagnement, essentiellement à distance, en raison de la pandémie.  Il s’agira d’une opportunité plus que formatrice pour une ou un jeune diplômé-e d’une école de journalisme, d’un programme de littérature ou tout autre programme relié aux sciences sociales. En effet, étant donné les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi, il est difficile d’obtenir un premier emploi dans une maison d’édition reconnue sans avoir d’expérience professionnelle préalable. L’offre d’emploi de L’Esprit libre répond ainsi à un besoin du milieu en permettant à une candidate ou un candidat d’acquérir des compétences grâce à des formations offertes par L’Esprit libre, ainsi qu’une première expérience qui se veut être un tremplin pour sa carrière.  

 

 

Profil recherché

  • Être admissible à une subvention salariale d’Emploi Québec (être sans emploi et avoir de la difficulté à intégrer le marché du travail. Il faudra une attestation d’admissibilité du centre local d’emploi) ;
  • Être citoyen·ne canadien·ne ou résident·e permanent·e ou avoir le statut officiel de réfugié·e en vertu de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés pendant la durée de l’emploi ;
  • Avoir un numéro d’assurance sociale valide au début de l’emploi et être légalement autorisé·e à travailler au Canada conformément aux lois et règlements en vigueur au Québec ;
  • Pouvoir faire du télétravail (avoir accès à une connexion internet et à un ordinateur) ;
  • Avoir accès à un véhicule (un atout) ;
  • Démontrer une connaissance approfondie de la mission de L'Esprit libre ;
  • Être en mesure d'ajuster son horaire pour participer aux réunions des comités qui pourront avoir lieu le soir ou la fin de semaine ;
  • Posséder un téléphone.
  Compétences
  • Excellente maîtrise de la langue française ;
  • Autonomie au travail et sens de l'entrepreneuriat ;
  • Bonne maîtrise de Word et Excel ;
  • Expérience en gestion des priorités (un atout) ;
  • Compréhension du fonctionnement du milieu de l’édition au Québec (un atout) ;
  • Expérience dans le domaine de la promotion et des communications (un atout) ;
  • Connaissance du milieu journalistique (un atout).
  Statut
  • Le contrat est d'une durée de 30 semaines et débutera au début du mois de janvier 2022 (date exacte d’entrée en fonction à discuter).
  • Le nombre d’heures par semaine sera de 35 ou de 40 (à discuter)
  • Nous sommes contraints d’offrir le salaire minimum.
  • Un suivi des heures sera assuré par la ou le candidat·e en faisant parvenir chaque semaine un fichier détaillant les heures de travail par jour.
  Fonctionnement des semaines de travail
  •  Chaque semaine, l'employé·e devra participer à deux réunions avec l’équipe de coordination. Une pour établir la liste des priorités et des tâches à accomplir et une à la fin de la semaine pour faire le bilan.
  •  Une période de formation en début de mandat sera assurée par la coordination.
  •  En tout temps, la coordination pourra ajouter ou modifier des tâches.
  •  L'employé·e devra ajuster son horaire de travail afin de participer aux réunions des différents comités, à la demande de la coordination. Sa présence sera obligatoire aux réunions du comité de gestion et de rédaction.
  •  L'employé·e peut tout à fait travailler selon un horaire atypique qui lui convient, avec l'approbation du coordonnateur. Un horaire de travail souhaité devra être proposé lors de l'entrevue d'embauche.
  •  L'employé·e devra produire un relevé des heures travaillées et le transmettre à chaque fin de semaine à la coordination.
  Pour soumettre votre candidature, veuillez nous faire parvenir par courriel à redaction@revuelespritlibre.org les documents suivants, avant le 17 janvier 2022, 23h59.   1. Votre curriculum vitae 2. Une lettre de présentation    

Appel aux contributions

Nous recherchons présentement des collaborateurs-trices pour la rédaction d’articles et des personnes désirant s’impliquer pour le développement de la revue. Passionné-e de politique et intéressé-e aux enjeux contemporains ? Vous trouvez que les médias-spectacle ne nous informent pas suffisamment ? Vous voudriez apporter votre grain de sel à une meilleure compréhension de la société contemporaine ? Notre revue recherche des contributeurs-trices qui seraient prêt-e-s à donner un peu de leur temps pour ce beau projet. Peu importe la manière par laquelle vous souhaiteriez aider, que ce soit en tant que journaliste, photographe, dessinateur, ou toute autre idée que vous auriez, vous êtes bienvenu-e ! Des postes sont également à combler sur notre comité de gestion.

Qu’est-ce que L‘Esprit libre ? Il s’agit d’une revue web visant à produire des articles de fond sur l’actualité politique, tout en considérant que l’objectivité absolue est impossible à atteindre. De même, nous ne cherchons pas à remplacer les médias de masse, mais plutôt à aller au-delà du sensationnalisme dont la plupart font preuve. Nous voulons permettre aux lecteurs et lectrices de réellement comprendre les causes et conséquences des enjeux du monde politique.

Si vous êtes intéressé-e à participer, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse :
redaction@revuelespritlibre.org

Au plaisir de vous rencontrer!

L'équipe du comité de gestion de la Revue L'Esprit libre