L’islamisme en Asie centrale : une véritable menace?

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L’islamisme en Asie centrale : une véritable menace?
Analyses
| par Ariane Duchesneau |

L’Asie centrale est une vaste région comprise entre la mer caspienne et la Chine. Selon le Larousse, elle englobe le sud du Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Kirghizistan, le Turkménistan et la province chinoise de Xinjiangi. À l’exception de la partie chinoise, son territoire faisait partie de l’URSS, mais ces anciennes républiques soviétiques sont toutes devenues indépendantes.

Peu médiatisésii et assez discrets sur la scène internationale, les pays d’Asie centrale sont restés dans l’ombre de la Russie même après 1991 et restent très peu connus du monde occidental. Depuis la montée de l’État islamique, de plus en plus de journalistes, surtout européen·ne·s, s’intéressent à la région. Cela s’explique tout d’abord par la présence de Centrasiatiques dans les rangs de l’État islamique (EI) en Syrie. Selon une enquête parue dans The Guardian, la plupart seraient recruté·e·s à Moscou, alors qu’elles et ils s’y trouvent comme travailleurs ou travailleuses migrant·e·siii. Puis, de récentes attaques terroristes ont été perpétrées par des ressortissant·e·s de la région : à Saint-Pétersbourg en avril 2016, à l’aéroport Atatürk en juin 2016 et dans une discothèque d’Istanbul en janvier 2017.

Cet article est une introduction à l’histoire de l’Asie centrale et à la résurgence des pratiques religieuses dans la région. Il se base en grande partie sur une entrevue réalisée avec Madame Hélène Thibault, assistante-professeure en science politique à l’Université de Nazarbayev et spécialiste de l’Asie centrale. L’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan­ sont les pays où la résurgence de la pratique de l’islam est la plus forte. Il est impossible de dire quelle place occupe l’islam au Turkménistan puisque très peu de données sont recueillies sur le pays. Selon la plus récente étude du Comité pour la protection des journalistes, le pays serait parmi les pays les plus censurés du mondeiv. Le Kazakhstan, pour sa part, est le pays le plus stable et le plus riche de la régionv et, selon Hélène Thibault, le plus séculier.
 

En voie de radicalisation?

Il est vrai qu’il existe des groupes religieux fondamentalistes en Asie Centrale. D’après Hélène Thibault, ils ne constituent pas une menace pour la stabilité comme voudraient bien le faire croire les élites en place. Plusieurs incidents violents dans les années 1990 ont été attribués au Mouvement islamique d’Ouzbékistan (MIO). À une certaine époque, le MIO était actif dans la Vallée de Ferghana et a même participé dans la guerre civile tadjike, mais aujourd’hui, il a été chassé du pays par le président Karimov. Le mouvement s’est joint aux talibans en Afghanistan, mais après l’intervention armée américaine, les combattants·e·s du MIO se sont réfugié·e·s au Pakistanvi. L’appel au Jihad du MIO n’a pas réussi à charmer l’opinion publique ni à obtenir un soutien populaire. En fait, les habitant·e·s d’Asie centrale ont vu de près le désastre chez leur voisin du sud, l’Afghanistan, et ne désirent pas l’implantation d’un État islamique. Elles et ils voient l’Afghanistan comme un échecvii.

Aussi rejeté de la population, un autre mouvement fondamentaliste existe en Asie centrale, un vrai parti politique qui a pignon sur rue dans plusieurs pays : le Hizb Ut-Tahrir. Contrairement au MIO qui est principalement composé de jeunes Ouzbeks et Ouzbèkes sans éducation, le Hizb Ut-Tahrir est formé de gens plus éduquésviii qui prônent une idéologie fondamentaliste, désirant l’implantation d’un Califat et l’application de la charia. Le mouvement est pacifique et fortement opposé au terrorisme, considérant que tuer des innocent·e·s est contre la loi islamique. Aujourd’hui, le Hizb Ut-Tahrir est toutefois marginalisé dans tous les pays d’Asie centrale. Ses membres et tou·te·s celles et ceux associé·e·s de près ou de loin au parti subissent des persécutionsix.

À la lumière de cette analyse, l’Asie centrale ne semble pas être un territoire en voie de radicalisation. On ne peut nier qu’il existe une résurgence de l’islam depuis la chute de l’URSS en Ouzbékistan, au Kirghizistan et au Tadjikistan, mais celle-ci s’inscrit plutôt dans une démarche identitaire, modérée et pacifique. L’émergence de mouvements islamiques radicaux peut s’expliquer par la proximité géographique avec l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan. Les conflits qui ont secoué la région ont souvent été dépeints comme une opposition entre islam et laïcité, pourtant il n’en est rien. Les tensions se trouvent plutôt dans l’islam lui-même, entre groupes modérés et groupes plus radicaux. Les élites politiques ne sont pas opposées à l’islam lui-même, elles s’opposent à la politisation de l’islam. Un islam politique représente pour elles une opposition, ce qui pourrait menacer leur poste. Il existe donc peu d’espace pour la radicalisation en Asie centrale.

 

Islam et politique

Au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan, le contrôle de l’espace religieux par l’État est toujours présent aujourd’hui. Les élites politiques craignent profondément l’extrémisme religieux qui pourrait déstabiliser leur régime, elles tentent donc de contrôler la renaissance religieuse par le biais d’un État laïque. Pour ce faire, la gestion des pratiques religieuses est intégrée à la bureaucratie étatiquex. Dans les trois pays, on retrouve une la loi sur la liberté de conscience et d’association religieuse. Cette loi est héritée directement du régime soviétique qui régule la liberté de religion ainsi que les relations entre les communautés religieuses et l’État. On y prévoit le nombre de mosquées qui ont le droit d’être construites, l’interdiction de fréquenter les mosquées pour les enfants de 18 et moins, sauf pour des funérailles, et il existe même un clergé officiel. Comme au temps de l’URSS, les imams sont en fait des fonctionnaires. Au Tadjikistan par exemple, ils doivent avoir un costume spécial et passer des examens pour tester leurs compétences. Le port de la barbe longue pour les hommes est aussi problématique : on recense des cas où les jeunes hommes portant la barbe longue ont été apostrophés par les autorités et forcés à couper leur barbexi. Seule la religion régulée par l’État est considérée comme légitime et officielle, et tout le reste est vu comme radical ou extrémiste. Cependant, les formes de pratiques religieuses dans la société sont variées et les groupes religieux aussi. Les pratiques religieuses indépendantes sont donc systématiquement une opposition politiquexii.

Le contexte autoritaire de l’Asie centrale et la menace de l’extrémisme religieux ont été récupérés par les États pour justifier des pratiques répressives. Le massacre d’Andijan, qui a eu lieu en 2005 en Ouzbékistan, en est un exemple. Andijan est la troisième ville du pays, située dans la vallée de Ferghana, une région religieuse et conservatrice, partagée entre l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan. En 2004, 23 entrepreneurs accusés d’islamisme ont été emprisonnés, et un an plus tard, leurs familles se sont réunies sur la place Bobur, pour manifester pacifiquement contre leur détention. Dans la nuit du 12 au 13 mai 2005, un groupe armé a libéré les prisonniers et une révolte populaire a éclaté. Les élites centrales, effrayées par la possibilité d’une révolution, ont dispersé la foule par la force. Les troupes gouvernementales ont ouvert le feu directement sur les citoyen·ne·s xiii. Bien que les versions soient contradictoires, on parle de plusieurs centaines de victimes civiles (entre 200 et 1000)xiv. Au Tadjikistan, après la guerre civile, le Parti de la renaissance islamique (PRIT) a été intégré à la vie politique comme un parti de l’opposition. Pendant les années 2000, on a assisté à la marginalisation progressive du parti. En 2002, dix imams de la région de Sug ont été arrêtés en raison de leur appartenance au PRIT, car la loi sur la liberté de conscience, évoquée dans le paragraphe précédent, interdit aux imams de joindre un parti politique. En 2007, plusieurs mosquées de Douchanbé ont été inspectées afin de s’assurer qu’aucun enfant de moins de 18 ans n’y était présent. Durant cette même année, la pression du gouvernement sur les croyant·e·s et le clergé s’est accentuée, dans le but de libérer le pays des « pratiques subversives ». Des raids policiers dans les mosquées, des fermetures et des démolitions de mosquées considérées comme illégales ont eu lieu, et le gouvernement a procédé à des arrestations d’individus accusés d’enseigner la religion dans des institutions privées, menaçant grandement la liberté de cultexv.

 

Une région hétérogène

L’Asie centrale est aujourd’hui un ensemble hétérogène. Après la chute de l’URSS, chaque pays a pris sa propre direction. Le Kazakhstan a choisi de suivre le modèle russe, avec une ouverture rapide des marchés. Grâce à ses ressources gazières et pétrolières, le pays est aujourd’hui en mesure d’offrir à sa population un meilleur niveau de vie, un développement économique convenable et une certaine stabilité. Le Kazakhstan rivalise même avec certains pays européens sur le plan de l’Indice de développement humain, partageant le 56e rang mondial, ex-aequo avec la Bulgariexvi. Les Kazakhstanais·es sont en grande proportion musulman·e·s, mais la pratique de l’islam y est peu apparente. D’après Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, journaliste pour Le Devoir et chercheur associé pour la Chaire Raoul-Dandurand, la population accepte bien la mainmise du président Nazarbaïev sur le pays en raison d’une redistribution des richesses de la manne pétrolière assez efficace. Il faut dire qu'en 2013, seulement 3 % de la population vivait en-dessous du seuil de pauvreté et les Kazakhstanais·es jouissent d’un niveau de vie beaucoup plus élevé que celui de leurs voisin·e·sxvii.

Le Turkménistan est isolé et fortement autoritaire. Le président en place, Gurbanguly Berdymukhamedov, tout comme son prédécesseur Saparmurat Niyazov, a bâti un culte de la personnalité. Le pays est dirigé par lui seul, sans opposition, sans élections libres et sans liberté de presse. Avec son voisin Ouzbek, il figure parmi les onze pays où les violations des droits de la personne sont les plus fréquentes au monde, selon le classement de Freedom Housexviii.

L’Ouzbékistan est le pays le plus peuplé de la région avec 30 millions d’habitant·e·s. Les premières élections après la chute de l’URSS sont les seules élections où on dénote l’existence d’un pluralisme politique et médiatique. Comme l’explique Abeed Khalid, entre 1989 et 1992, l’Ouzbékistan a connu une brève période de modération et de tolérance lorsqu’Islam Karimov, le président élu, a réussi à concentrer tous les pouvoirs dans la présidencexix. Il restera en poste jusqu’à sa mort en 2016. D’après certains médias occidentaux, l’élection de son successeur aurait été truquée. Shavkat Mirziyoyev n’apportera pas de changements majeurs au régime et le pays restera sous un régime autoritaire. Tout comme le Turkménistan, le pays est complètement dépourvu d’opposition politique et de liberté de presse. Bien qu’il existe aussi des lacunes dans les pays voisins, l’Ouzbékistan est le pays où les libertés sont les plus réduites (outre le Turkménistan). Grâce à des réformes économiques graduelles, l’Ouzbékistan a échappé à la crise économique des années 90, mais l’isolationnisme et le protectionnisme outrancier du régime ont sapé les chances de voir émerger de petites entreprises privéesxx.

Dans son livre Kyrgyzstan: Central Asia’s island of democracy? paru en 1999, John Anderson se questionnait déjà sur la pertinence de ce surnom donné au Kirghizistanxxi. Comparativement à ses voisins, le pays parait effectivement comme une « ile de la démocratie » dans la région. Dès la chute de l’URSS, le Kirghizistan s’est démarqué des autres pays de la région par son ouverture démocratique et la forte présence d’institutions internationales sur son territoire. Cependant, son président de l’époque, Askar Akaïev, n’a pas hésité à tenter de réduire l’opposition au silence par de nombreuses répressions, sans jamais y arriver complètement. Aux élections de 2005, le pays a connu une vague de protestations contre le régime en place pour falsification des résultats électoraux. La grogne populaire a mené à la fuite et à la démission du président Akaïev. Son successeur, Kourmanbek Bakiev, a connu un sort semblable. Accusé de corruption et de bâillonnement de l’opposition, il a été réduit à s’exiler au Kazakhstan, puis finalement en Biélorussie. En 2010, le Kirghizistan est devenu le premier pays d’Asie centrale à assurer le transfert démocratique du pouvoir. Le président élu Almazbek Atambaev est toujours en poste aujourd’huixxii. Si les institutions politiques au Kirghizistan jouissent d'un bon fonctionnement et que la presse est libre, le principal enjeu réside dans l’économie. Depuis l’indépendance, le pays fait piètre figure sur le plan du développement économique avec une croissance fluctuantexxiii.

Enfin, le Tadjikistan est le pays d’Asie centrale qui est souvent délaissé par les chercheurs et chercheuses. Ce manque d’intérêt vient de ses faibles performances économiques et de son manque de ressources. Déjà à l’époque soviétique, le Tadjikistan était la république la plus pauvrexxiv. Son déclin n’a cessé de s’aggraver avec l’éclatement de l’URSS et la guerre civile qui s’est ensuivie. Le conflit tadjik, bien que dépeint par certains médias comme un conflit religieux, serait plutôt une guerre entre groupes régionaux mafieux, agissant sous diverses allégeances politiques. Le pays est resté en guerre jusqu’à l'accord de paix de l’ONU de 1997, et certaines parties du pays sont restées hors de contrôle jusqu’en 2001xxv. Depuis 24 ans déjà, Emomalii Rahmon est président du pays. Pour consolider son pouvoir, Rahmon a modifié la constitution du Tadjikistan. En 2003, un premier amendement lui a permis de conserver sa place à la présidence jusqu’en 2020, puis en 2016, un deuxième amendement lui permet maintenant d’obtenir autant de mandats qu’il le souhaite. Auparavant, ce nombre était limité à deuxxxvi. Comme il n’existe pas de parti d’opposition au pays, Rahmon restera président à vie. Le plus grand parti d’opposition, le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan (PRIT), a été banni en 2015xxvii.

 

L’héritage soviétique et l’identité

L’intérêt de la Russie impériale pour l’Asie centrale remonte au 19e siècle. En 100 ans, les pays centrasiatiques ont été contrôlés par trois idéologies différentes : la Russie impériale, le régime communiste de l’URSS puis, à l’autre extrémité du spectre idéologique, le capitalisme libéral. Ils ont connu plusieurs épisodes d’agitation politique. D’abord avec la révolution bolchévique de 1917-1922, puis avec la collectivisation et les purges dans les années 1920-1930, et enfin l’indépendance et la période de transition vers une idéologie libérale dans les années 1990xxviii. Ce lourd héritage a laissé des traces indélébiles sur les républiques centrasiatiques. La période soviétique notamment a largement influencé les pratiques religieuses.. Avant la régulation de la religion par le système soviétique, la majorité des habitant·e·s d’Asie centrale pratiquait l’islam. Issu·e·s de l’islam sunnite, elles et ils adhéraient principalement au hanafisme. Parmi les quatre écoles de pensé de l’islam sunnite, le hanafisme est considéré comme la plus tolérante et libérale. Il existait, parallèlement, un islam plus populaire, caractérisé par des traditions locales comme le ziyarat, un pèlerinage sur les tombes des saints locaux demandant de guérir les malades, la lecture du Coran en groupe dans les maisons, les traditions locales concernant le divorce et la division de la propriété, etc. Les pratiques de l’islam traditionnel et les traditions populaires se mariaient, donnant un islam ouvert, spécifique à l’Asie centralexxix. L’implantation de l’URSS est venue totalement chambouler les traditions des peuples. La langue, la religion, l’économie, la culture et les frontières nationales ont été modifiées dans un effort de socialisation. Tous les aspects de la vie ont été touchés, de près ou de loin.

L’idéologie soviétique prônait l’éducation, la science et une société laïque, tout comme dans les sociétés ­­occidentales d’aujourd’hui. La fameuse citation de Marx, dans son œuvre Critique de la philosophie du droit de Hegel : « la religion est l’opium du peuple », illustre bien la conception de la religion dans le contexte soviétique. Dès 1917, la première loi vis-à-vis la religion fut adoptée, reconnaissant les enfants illégitimes, donnant le droit aux femmes de divorcer et annulant les mariages religieux. Un an plus tard, le décret sur la séparation de la religion de l’Étatxxx vit le jour. Bientôt, l’influence des élites religieuses en place au Turkestanxxxi commença à s’amenuiser. Plusieurs lois et décrets sont venus consolider le contrôle de l’État sur la religion et la culture des habitant·e·s de l’Asie centrale pendant la période soviétique, cependant, ce thème à lui seul requerrait un article complet.

La chute de l’URSS a aussi mené à la destruction de l’identité collective et a laissé un grand vide. Du jour au lendemain, les gens ont perdu une grande partie de leur qualité de vie et leurs repères culturels. Dans un contexte de (re)construction de l’identité nationale, la religion occupa alors une grande place, générant et solidifiant le sentiment d’appartenance à une communauté. En Asie centrale, les marqueurs fondamentaux de l’identité, tels qu’une tradition linguistique spécifique et l’association de la nation à un territoire donné sur une longue période de temps, ont été bouleversés par la soviétisation. Ainsi, l’islam est devenu en Asie centrale le marqueur de l’identité collective. C’est en partie pourquoi on observe une renaissance religieuse dans la régionxxxii.

i Larousse, 2017, « Asie centrale », Encyclopédie Larousse, dossier « Asie ». www.larousse.fr/encyclopedie/autre-region/Asie_centrale/106407

ii Bien qu’on en parle très peu, il est possible de trouver quelques articles traitant de l’Asie centrale dans les médias. Parmi les rares articles parus au Québec, « Ouzbékistan : La dictature en héritage », publié dans Le Devoir en 2016, traite de la mort d’Islam Karimov et de l’Ouzbékistan (Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, 7 septembre 2016, « Ouzbékistan : La dictature en héritage », Le Devoir, Montréal, www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/479385/ouzbeki...). On y explique très bien l’instrumentalisation du terrorisme à des fins répressives. En avril 2017, le Journal de Montréal a publié un article qui ne laisse pas beaucoup de doute sur son contenu : « Foyer de l’islamisme radical en Asie centrale » (AFP, 8 avril 2017, « Foyer de l’islamisme en Asie centrale », Journal de Montréal, Montréal, www.journaldemontreal.com/2017/04/08/foyer-de-lislamisme-radical-en-asie...). Encore une fois, c’est l’Ouzbékistan qui retient l’attention. Les médias européens s’intéressent beaucoup plus à la région que les médias nord-américains. Il est possible de trouver plusieurs articles sur les sites web des journaux britanniques, comme The Guardian et The Independent, et dans les journaux français.

iii Daniil Turovsky, 5 mai 2015, « How Moscow’s Migrant Workers Are Being Recruited to Isis », The Guardian, Kulyab. www.theguardian.com/world/2015/may/05/isis-russia-syria-islamic-extremism

iv Committee to Protect Journalists, 10 avril 2015, « 10 most censored countries », Committee to Protect Journalists, New York. cpj.org/2015/04/10-most-censored-countries.php

v BBC, 6 août 2017, « Central Asia: At-a-Glance », BBC News, Londres. news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/4379497.stm

vi Entrevue avec Hélène Thibault, docteure en science politique et spécialiste de l’Asie centrale, 29 mai 2017.

viiIbid.

viii The Institute, 7 janvier 2016, « Islamic Movement of Uzbekistan (IMU) », The Mackenzie Institute, Toronto. mackenzieinstitute.com/islamic-movement-uzbekistan-imu/

ix International Crisis Group, 30 juin 2003, « Radical Islam in Central Asia: Responding to Hizb Ut-Tahrir », International Crisis Group, reportage no. 58, Osh, Bruxelles, p.1.

xIbid, p.19.

xi Entrevue avec Hélène Thibault, docteur en science politique et spécialiste de l’Asie centrale, 29 mai 2017.

xii Bajorek, 2013, « "We Are Atheists. But of Course We Believe in God ": Clarifying the Nature of Islam in Kazakhstan and Kyrgyzstan », Journal of Politics and International Studies, vol.10, hiver 2013, p.17. www.polis.leeds.ac.uk/assets/files/students/student-journal/ma-winter-13...

xiii Human Rights Watch, 13 mai 2005, « Bullets Were Falling Like Rain”: The Andijan Massacre », Human Rights Watch, New York, p.26.

xiv Marlène Laruelle et Sébastien Peyrouse, 30 avril 2016, « Asie centrale, la dérive autoritaire », Notes de la FRS, Fondation pour la recherche stratégique, Paris, p.16.

xv Hélène Thibault, 2009, « L’intégration d’un parti islamique comme facteur de renforcement du contrôle religieux et de la rhétorique anti-islamiste: le cas du Tadjikistan », Transitions, vol.49, no.2, p.161.

xvi United Nations Development Programme, 2016, « Kazakhstan », Human Development Report, New York, p.2. hdr.undp.org/sites/all/themes/hdr_theme/country-notes/KAZ.pdf

xvii Jean-Frédéric Légaré-Tremblay, 29 avril 2015, « La stabilité d’abord », Le Devoir, Montréal. www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/438579/kazakhstan

xviii Arch Puddington et Tyler Roylance, 2017, « Populists and Autocrats: The Dual Threat to Global Democracy », Freedom in the World 2017, Freedom House, Washington.

xixAdeeb Khalid, 2003, « A Secular Islam: Nation, State, and Religion in Uzbekistan », International Journal of Middle East Studies, vol.35, no.4, Cambridge, p.586. doi.org/10.1017/S0020743803000242

xx Laruelle et Peyrouse, op. cit., p.9.

xxi John Anderson, 1999, Kyrgyzstan, Central Asia’s Island of Democracy?, Harwood Academic Publishers, Amsterdam.

xxii Erica Marat, 2013, « Kyrgyzstan », Nations in Transit, Freedom House, Washington. freedomhouse.org/sites/default/files/NIT13_Kyrgyzstan_1stProof_0.pdf

xxiii Tommy Bajorek, op. cit., p.9.

xxiv John Heathershaw, 2009, Post-Conflict Tajikistan: The Politics of Peacebuilding and the Emergence of Legitimate Order, Routledge, Central Asian Studies Series 16, Londres, p.20.

xxv Hélène Thibault, op. cit., p.154.

xxvi Agence France Presse à Douchambe, 22 janvier 2016, « Tajikistan Parliament Paves Way for President to Rule for Life », The Guardian, Douchambe. www.theguardian.com/world/2016/jan/22/tajikistan-parliament-approves-con...

xxvii Human Rights Watch, 2017, « Tajikistan : Events of 2016 », World Report 2017, New York. www.hrw.org/world-report/2017/country-chapters/tajikistan

xxviii Sevket Akyildiz et Richard Carlson, 2014, Social and Cultural Change in Central Asia : The Soviet Legacy, Routledge/Taylor & Francis Group, Londres, p.3.

xxix Vitaly V. Naumkin, 2003, Militant Islam in Central Asia: The Case of the Islamic Movement of Uzbekistan, University of Berkeley, Berkeley Program in Soviet and Post-Soviet Studies Working Paper Series, Berkeley, p.16.escholarship.org/uc/item/7ch968cn

xxx Le texte du décret original (en russe) est disponible en ligne : docs.cntd.ru/document/9054838

xxxi Le Turkestan est l’entité qui a précédé la création des républiques socialistes soviétiques (RSS) de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Turkménistan, l’oblast autonome de Kara-Kirghiz (Kirghizistan actuel) et l’oblast autonome de Karakalpak (partie de l’Ouzbékistan actuel). Sous le régime tsariste, on appelait la région « Turkestan russe » et suite à la révolution bolchévique, il est devenu la République socialiste soviétique autonome du Turkestan jusqu’à sa partition en 1924.

xxxii Tommy Bajorek, op. cit., p.31.

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