Le programme Nutrition Nord Canada : quand les intérêts du Sud nourrissent le Nord

Canada
Le programme Nutrition Nord Canada : quand les intérêts du Sud nourrissent le Nord
Analyses
| par Any-Pier Dionne |

Justin Trudeau a annoncé en octobre dernier une bonification de 40 millions de dollars pour le programme Nutrition Nord Canada, qui subventionne le transport de nourriture vers les communautés des régions nordiques du pays.

Au Canada, 8,3 % des foyers vivent une situation d’insécurité alimentaire. Le territoire du Nunavut, dont plus de 80 % de la population est inuite, présente un taux quatre fois plus élevé, soit 36,7 % (1), ce qui fait des Inuit-e-s du Canada la population indigène la plus touchée par la faim parmi celles de tous les pays industrialisés (2). Les causes de ce manque d’accès à des aliments sains sont nombreuses et complexes, et le problème persiste depuis des décennies. Depuis les années 1960, le gouvernement canadien tente de rendre les aliments de qualité plus abordables par le biais du programme Aliments-poste, devenu Nutrition Nord Canada en 2011. Le premier ministre Justin Trudeau a promis en octobre dernier d’investir dix millions de dollars de plus par année pendant les quatre prochaines années pour améliorer le programme, sans toutefois parler d’augmenter l’autonomie alimentaire des collectivités nordiques isolées (c’est-à-dire qui ne sont pas accessibles par voie terrestre, maritime ou ferroviaire pendant toute l’année (3) qui en bénéficient. Plusieurs groupes locaux réclament par exemple des investissements dans des infrastructures locales ou des programmes incitant la chasse et la promotion de l’alimentation traditionnelle, plutôt que des subventions qui se limitent à l’importation d’aliments du sud du pays.

Portrait de l’insécurité alimentaire au Nunavut

Tout d’abord, qu’est-ce que la sécurité alimentaire? Selon la définition adoptée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ainsi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est « l’accès physique et économique de tous les êtres humains, à tout moment, à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active (4) ». Ainsi, loin de se limiter au respect de normes hygiéniques du traitement des aliments, la sécurité alimentaire englobe des aspects sociaux et politiques. Par opposition, l’insécurité alimentaire se traduit par un accès limité ou incertain à des aliments nutritifs (5), notamment par manque de moyens financiers.

Le Bureau de la statistique du Nunavut révélait en 2013 que les aliments vendus au Nunavut coûtaient en moyenne 140 % plus cher qu’ailleurs au Canada (6). Les prix exorbitants s’expliquent du fait qu’on doit tout importer par avion ou par bateau puisqu’il n’existe pas de voies terrestres entre les 26 communautés du Nunavut et le reste du pays (7), ce qui se traduit par des coûts de vente au détail élevés. Par conséquent, une proportion significative des habitant-e-s du Nord peine à se procurer des aliments sains, faute d’un revenu suffisant. Caroline Montpetit révélait en mars 2014 dans un article du Devoir que « le coût moyen de la nourriture pour un ménage avec enfants [au Nunavut] était de 19 760 $ en 2007-2008, alors que 49 % des Inuit-e-s avaient un revenu inférieur à 20 000 $ (8) ».

Au Nunavut, en 2013, 41,1% des Inuit-e-s recevaient des prestations d’aide sociale du gouvernement (9). Selon un rapport de Statistiques Canada, en 2011-2012, les personnes dont les prestations gouvernementales étaient la principale source de revenu étaient beaucoup plus à risque de souffrir d’insécurité alimentaire, à 21,4% contre 6,1% des ménages qui avaient une autre source de revenu (10). Il n’est donc pas étonnant que le territoire soit le plus touché par l’insécurité alimentaire. Et en majorité, ce sont les Inuit-e-s –et non les habitants d'ascendance majoritairement européennes, qui représentent  un peu moins de 20% de la population– qui souffrent de la faim, affirme Madeleine Redfern, ancienne mairesse d’Iqaluit, dans un article de la CBC (11).

Les causes de l’insécurité alimentaire au Nunavut

Les causes de l’insécurité alimentaire au Nunavut sont complexes et ne se limitent pas au prix actuel des aliments. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, alors que la guerre froide faisait rage, le gouvernement canadien a voulu asseoir sa souveraineté dans l’Arctique canadien pour ne pas perdre des territoires regorgeant de ressources naturelles. Pour arriver à ses fins, il a entre autres relocalisé différentes communautés inuites afin de peupler les vastes territoires nordiques –surtout ceux où se trouvaient des ressources naturelles (12) – , ce qui a mené à des épisodes de faim puisque les chasseurs ne connaissaient pas les habitudes et chemins de migration de leurs proies dans ces nouveaux territoires.

Par ailleurs, les politiques culturelles imposées aux Inuit-e-s depuis les années 1950 dans l’intention de les « moderniser » a mené à un changement drastique de leur mode de vie traditionnel, notamment dans l’alimentation. La sédentarisation forcée des Inuit-e-s a rendu difficiles, voire impossibles, les expéditions de chasse qui servaient traditionnellement à nourrir les communautés. La sédentarisation incite les Inuit-e-s à maintenir une source de revenu stable afin de subvenir aux besoins de leur famille, qui doit maintenant payer un loyer, et limite donc les occasions de partir chasser, puisqu’il faut rester dans une communauté pour y travailler. Désormais incapables de chasser pour subvenir à leurs besoins alimentaires, les Inuit-e-s doivent maintenant acheter leur nourriture, souvent vendue à des prix astronomiques à cause des coûts d’importation très élevés (13).

De plus, l’implantation du système scolaire –qui force les enfants à fréquenter l’école cinq jours par semaine– signifie que les jeunes passent aujourd’hui beaucoup moins de temps avec leurs familles à apprendre à chasser et à préparer les aliments traditionnels lors d’expéditions sur leur territoire. Enfin, les pensionnats autochtones, en arrachant les enfants à leurs familles, les ont empêchés d’acquérir le savoir-faire de leurs parents et grands-parents, notamment en ce qui concerne la chasse (14).

C’est ainsi qu’en moins de trois générations, les intérêts du Sud et l’imposition d’un mode de vie calqué sur celui des allochtones en sont venus à éroder en partie les savoirs ancestraux des communautés nordiques.

Nutrition Nord Canada

Dans un effort pour rendre la nourriture plus accessible aux Nunavummiut-e-s, le gouvernement canadien a mis sur pied, pendant les années 1960, le programme Aliments-poste, qui subventionnait en partie les coûts de livraison des aliments. Il a été remplacé en 2011 par le programme Nutrition Nord Canada (NNC), qui offre aux marchands une contribution selon le poids des aliments expédiés et vise « à réduire le coût des aliments périssables nutritifs dans les collectivités nordiques isolées admissibles (15) ». Sauf que les denrées admissibles à la contribution de NNC sont majoritairement celles recommandées par le guide alimentaire canadien, qui ne tient pas compte de l’alimentation traditionnelle des communautés inuites. Ainsi, les fruits et légumes, produits laitiers, produits céréaliers et viandes et substituts reçoivent la quasi-totalité des subventions, tandis que les aliments traditionnels issus de la chasse et de la pêche (par exemple, l’omble arctique, le phoque, le caribou, la baleine, etc.) obtiennent moins de 1 % du financement disponible. Cette situation, où on subventionne une alimentation calquée sur le modèle du Sud, contribue à l’acculturation des Inuit-e-s jusque dans leur assiette, ce qui n’est pas sans répercussion sur leur santé : « Les traces de gras trans, habituellement associé à la malbouffe, sont maintenant deux fois plus élevés chez les Inuit-e-s comparativement aux Canadiens du Sud. » (16).

Le vérificateur général Michael Ferguson a également découvert que les communautés admissibles aux subventions étaient choisies entre autres selon leur utilisation passée du programme Aliments-poste. Il décriait que l’admissibilité d’une communauté était donc fondée sur l’utilisation précédente d’un programme d’aide plutôt que sur les besoins actuels (17). De plus, le programme Nutrition Nord Canada a essuyé plusieurs critiques : on accuse notamment les marchands qui en bénéficient de ne pas faire profiter les consommateurs-trices de l’entièreté de la subvention. Dès avril 2016, donc, les commerces devront obligatoirement indiquer sur les reçus d’achat des consommateurs-trices la part de l’aliment acheté qui est directement subventionnée par NNC (18), par souci de transparence.

Des solutions locales proposées

L’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec détaille dans un document datant de 2009 le continuum de la sécurité alimentaire. La première étape est basée sur des stratégies d’aide à court terme, par exemple les banques d’aide alimentaire et les soupes populaires; la deuxième étape implique des stratégies de développement des capacités individuelles et communautaires, par exemple la création de cuisines ou de jardins communautaires; la troisième étape repose sur des stratégies de changement au sein du système, c’est-à-dire « un changement structurel au sein des systèmes alimentaire, social et économique au moyen de politiques alimentaires […] ».

De ce point de vue, les subventions du programme Nutrition Nord Canada correspondent à la première étape, c’est-à-dire qu’aucun développement des capacités communautaires ni changement du système ne sont encouragées. Les quelques 60 millions de dollars que le gouvernement investit annuellement pour encourager l’importation d’aliments n’est qu’une mesure superficielle qui encourage la dépendance aux ressources extérieures, en grande majorité du sud du pays. Le programme Action Canada soulignait dans un rapport paru en 2014 que certaines communautés nordiques à l’extérieur du Canada avaient implanté avec succès des serres et boulangeries locales, ce qui a permis de réduire l’importation d’aliments périssables. Toutefois, dans la foire aux questions du site web du programme Nutrition Nord Canada, en réponse à la question « Pourquoi ne pas promouvoir une saine alimentation et améliorer la sécurité alimentaire en soutenant et en subventionnant les serres et les jardins communautaires? », on explique que « Nutrition Nord Canada est un programme de contribution au détail qui vise à promouvoir une saine alimentation en facilitant l'accès aux aliments périssables nutritifs et en appuyant des activités communautaires d'information en matière de nutrition. Il est possible que d'autres ministères ou ordres de gouvernement offrent des programmes ou des initiatives de soutien pour les jardins et les serres communautaires ». Bref, aucun signe d’une volonté gouvernementale d’outiller les communautés locales pour encourager leur autosuffisance, ou, du moins, une réduction de leur dépendance aux aliments importés de l’extérieur du territoire.

Action Canada recommandait, dans son rapport, d’améliorer l’accès à la nourriture locale, principalement en aidant les chasseurs et en enseignant les techniques de chasse traditionnelle aux jeunes, en améliorant les infrastructures de transformation et de distribution des aliments locaux, en augmentant la présence de ces aliments dans les épiceries et promouvant les avantages de la nourriture traditionnelle, surtout auprès des jeunes, pour qu’ils prennent goût aux produits de la chasse et de la pêche dès leur enfance (19).

Cathy Towtongie, présidente de Nunavut Tunngavik, le groupe de protection et de défense des droits des Inuit-e-s du Nunavut, souligne que les fermiers du Canada sont admissibles à des subventions gouvernementales pour l’équipement nécessaire à leurs activités et reçoivent de l’aide financière lorsque les récoltes sont décevantes. Selon elle, il faudrait subventionner de la même manière les chasseurs et chasseuses, qui pourraient ainsi distribuer leurs surplus de gibier dans la communauté (20). Pour l’instant, le coût élevé de l’équipement (motoneige, essence, armes et munitions) représente l’un des principaux obstacles à la pratique de la chasse. Un équipement complet coûte environ 55 000 dollars, soit plus du double du revenu annuel moyen au Nunavut (21). C’est pourquoi la chasse est aujourd’hui accessible à une minorité d’habitant-e-s du Nunavut seulement et n’est souvent qu’une activité à temps partiel, ce qui ne permet pas à ceux qui la pratiquent d’avoir des surplus de viande à partager dans les communautés.

De plus, le manque d’infrastructures de transformation et de distribution des aliments locaux rend difficile la vente de nourriture traditionnelle. En 2011, il n’y avait que trois usines de transformation sur tout le territoire du Nunavut. Aussi, le peu de liens entre transformateurs et détaillants au Nunavut limite l’utilisation des subventions que NNC accorde au transport d’aliments locaux (22). Il faudrait donc améliorer les capacités de transformation et de distribution sur le territoire  et inciter les détaillants locaux à distribuer les aliments provenant des activités de chasse, ce qui permettrait de diminuer l’importation de denrées de l’extérieur et favoriserait l’autonomie alimentaire des Nunavummiut-e-s tout en contribuant à perpétrer les habitudes alimentaires et les activités de chasse qui font partie du mode de vie inuit traditionnel.

Le gouvernement libéral nouvellement élu semble vouloir traiter les peuples autochtones avec dignité et respect pour leurs valeurs et traditions. Ainsi, avant d’investir 40 millions de dollars dans un programme qui incite la dépendance d’une population majoritairement inuite à des aliments importés du sud du Canada tout en favorisant l’effacement de l’alimentation traditionnelle et des activités qui y sont reliées, le gouvernement devrait prendre le temps de réévaluer les véritables besoins des Nunavummiut-e-s et les outiller pour encourager des solutions locales qui favoriseraient leur autonomie dans la mesure du possible. Plusieurs groupes locaux misent sur la valorisation de la chasse et la création d’infrastructures locales pour y parvenir; souhaitons que le gouvernement libéral prête une oreille attentive à ces demandes et y réponde.

 

 

  (1) ROSHANAFSHAR, Shirin et Emma Hawkins. 2015. « L’insécurité alimentaire au Canada ». Coup d’œil sur la santé, produit no 82-624-X au catalogue de Statistique Canada. En ligne, paru le 25 mars 2015. http://www.statcan.gc.ca/pub/82-624-x/2015001/article/14138-fra.htm Consulté le 4 janvier 2016.

(2) Radio-Canada, 2014. « Malnutrition alarmante au Nunavut ». En ligne, paru le 27 mars 2014. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/03/27/001-insecurite-alimentaire-inuit-nunavut-faim-malnutrition.shtml Consulté le 30 décembre 2015.

(3) Nutrition Nord Canada, 2014, « Collectivités admissibles ». En ligne, modifié le 18 novembre 2014. http://www.nutritionnorthcanada.gc.ca/fra/1415540731169/1415540791407 Consulté le 19 janvier 2016.

(4) Équiterre, 2005. « Système alimentaire et sécurité alimentaire : comprendre et agir ». En ligne, paru en février 2005. http://www.equiterre.org/sites/fichiers/systeme-securite-alimentaire.pdf Consulté le 4 janvier 2016.

(5) Micheline Séguin Bernier, Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, 2009. « Sécurité alimentaire ». En ligne, paru le 28 janvier 2009. http://www.agencesss04.qc.ca/images/images/santepublique/alimentation/se... Consulté le 30 décembre 2015.

(6) Action Canada, 2014. La faim au Nunavut. Des communautés en meilleure santé grâce à la nourriture traditionnelle. » En ligne, paru en 2014. http://www.actioncanada.ca/wp-content/uploads/2014/04/TF-3-Hunger-in-Nunavut-FR.pdf Consulté le 6 janvier 2016.

(7) Radio-Canada, « Malnutrition alarmante au Nunavut ». En ligne, paru le 27 mars 2014. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/03/27/001-insecurite-alimentaire-inuit-nunavut-faim-malnutrition.shtml Consulté le 30 décembre 2015.

(8) Caroline Montpetit, Le Devoir, 2014. « Le quart des enfants inuits d’âge préscolaire ont le ventre creux ». En ligne, paru le 28 mars 2014. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/403970/le-quart-des-enfants-inuits-d-age-prescolaire-ont-le-ventre-creux Consulté le 19 janvier 2016.

(9) Steve Rennie, CBC News, 2015. “Nunavut’s hunger problem: ‘We can’t pretend it doesn’t exist anymore’”. En ligne, paru le 24 janvier 2015. http://www.cbc.ca/news/canada/north/nunavut-s-hunger-problem-we-can-t-pretend-it-doesn-t-exist-anymore-1.2929573 Consulté le 3 janvier 2016.

(10) ROSHANAFSHAR, Shirin et Emma Hawkins. 2015. « L’insécurité alimentaire au Canada ». Coup d’œil sur la santé, produit no 82-624-X au catalogue de Statistique Canada. En ligne, paru le 25 mars 2015. http://www.statcan.gc.ca/pub/82-624-x/2015001/article/14138-fra.htm Consulté le 4 janvier 2016.

(11) Steve Rennie, CBC News, 2015. “Nunavut’s hunger problem: ‘We can’t pretend it doesn’t exist anymore’”. En ligne, paru le 24 janvier 2015. http://www.cbc.ca/news/canada/north/nunavut-s-hunger-problem-we-can-t-pretend-it-doesn-t-exist-anymore-1.2929573 Consulté le 3 janvier 2016.

(12) Ibid.

(13) Ibid.

(14) Action Canada, 2014. La faim au Nunavut. Des communautés en meilleure santé grâce à la nourriture traditionnelle. » En ligne, paru en 2014. http://www.actioncanada.ca/wp-content/uploads/2014/04/TF-3-Hunger-in-Nunavut-FR.pdf Consulté le 6 janvier 2016.

(15) Gouvernement du Canada, 2014. « Comment fonctionne Nutrition Nord Canada ». En ligne. http://www.nutritionnorthcanada.gc.ca/fra/1415538638170/1415538670874#tpc1 Consulté le 21 décembre 2015.

(16) CBC News. 2006. « Trans fat levels high in North, scientist says ». Publié le 14 décembre 2006.

(17) Steve Rennie, CBC News, 2015. “Nunavut’s hunger problem: ‘We can’t pretend it doesn’t exist anymore’”. En ligne, paru le 24 janvier 2015. http://www.cbc.ca/news/canada/north/nunavut-s-hunger-problem-we-can-t-pretend-it-doesn-t-exist-anymore-1.2929573 Consulté le 3 janvier 2016.

(18) Gouvernement du Canada, 2014. « Comment fonctionne Nutrition Nord Canada ». En ligne. http://www.nutritionnorthcanada.gc.ca/fra/1415538638170/1415538670874#tpc1 Consulté le 21 décembre 2015.

(19) Ibid.

(20) Steve Rennie, CBC News, 2015. “Nunavut’s hunger problem: ‘We can’t pretend it doesn’t exist anymore’”. En ligne, paru le 24 janvier 2015. http://www.cbc.ca/news/canada/north/nunavut-s-hunger-problem-we-can-t-pretend-it-doesn-t-exist-anymore-1.2929573 Consulté le 3 janvier 2016.

(21) Action Canada, 2014. La faim au Nunavut. Des communautés en meilleure santé grâce à la nourriture traditionnelle. » En ligne, paru en 2014. http://www.actioncanada.ca/wp-content/uploads/2014/04/TF-3-Hunger-in-Nunavut-FR.pdf Consulté le 6 janvier 2016.

(22) Ibid.

Ajouter un commentaire

Image CAPTCHA
Sans espaces.