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Le combat pour un salaire minimum à 15 $ au Québec -Partie 1 : la nécessité d’un minimum substantiel
Opinions
| par Léandre St-Laurent |

La campagne au Québec pour une hausse du salaire minimum à 15 dollars l’heure est à la croisée des chemins. De prime abord, elle tend à s’inscrire dans un rapport de force favorable. Les grandes centrales syndicales de la belle province, tout comme celles d’ailleurs au Canada, mènent une lutte de longue haleine, méthodique, pour l’opinion publique.

Sans avoir eu besoin d’user de grands actes de perturbation économique de la part des masses sous-salariées, elles ont recouru à des actes symboliques et à un discours fédérateur suffisamment convaincants pour imposer l’enjeu du salaire minimum dans l’espace public et même dans l’agenda des politiques publiques de certains gouvernements. L’Ontario, sous la gouverne  de Kathleen Wynne, a fait passer le salaire minimum à 14 dollars et compte l’augmenter à 15 d’ici janvier 2019, si bien sûr l’administration Ford nouvellement élue le permet. Les néodémocrates de l’Alberta s’apprêtent à faire de même (1), et le salaire y est pour l’instant à 13,60 $ (2). Dans le cas du Québec, l’adoption du salaire minimum à 15 dollars dépasse désormais les promesses électorales de Québec Solidaire et fait maintenant parti des objectifs du Parti Québécois (3). L’augmentation modeste à 12 dollars, décidée par le PLQ (4), reste insuffisante pour freiner la pression.

D’un autre côté, cet allant est très fragile. Le Québec reste étanche face à ces revendications. Si un certain rapport de force syndical semble s’installer, il en est tout autre en ce qui concerne le discours public québécois concernant cette possible augmentation. Les opposant·e·s à cette mesure sont fort volubiles. Pour l’instant, leur argumentaire impose le respect. Il affirme qu’une augmentation abusive – 15 dollars l’heure étant ici jugé abusif – aurait pour conséquence de nuire aux travailleurs et travailleuses autant qu’à l’économie québécoise en termes d’efficacité. Ainsi donc, une telle augmentation du salaire minimum mènerait à concrétiser, pour les moins fortuné·e·s, le contraire des nobles intentions qui justifient cette mesure. Ce qui fait la force de cette position, c’est qu’elle met le doigt sur une certaine réalité de l’économie capitaliste. Le salaire minimum constitue une mesure qui entrave la libre circulation des marchandises du fait qu’il impose une augmentation des coûts de production des entreprises qui investissent leur capital. Tant et aussi longtemps que celles et ceux qui luttent pour une augmentation substantielle du salaire minimum nieront ce constat et, qu’à la place de se le réapproprier dans le discours, le caricatureront comme une lubie du patronat et du monde des affaires, il ne sera pas possible de rassurer une masse critique de travailleurs et travailleuses face à des enjeux matériels bien réels et, par le fait même, ces dernières et derniers pourraient ne pas être convaincu·e·s du bien-fondé d’une hausse du salaire minimum à 15 dollars. Dans une société du spectacle comme la nôtre, le discours médiatique jugé majoritaire prime trop souvent sur l’intérêt public. Une lutte sociale ne peut se résoudre sans conquête de ce discours. Cette constatation est d’autant plus vraie que le prochain gouvernement risque d’être incarné par la droite économique, que ce soit avec le PLQ ou la CAQ. Dans ces conditions, l’augmentation substantielle du salaire minimum, si elle doit être, ne sera pas le fruit d’une mise à l’agenda par le parti au pouvoir, mais bien le résultat d’une lutte populaire, unie sous un même discours cohérent, faisant pression sur le gouvernement, jusqu’à ce qu’il cède. Et si cette lutte ne s’inscrit pas dans un message qui saura répondre adéquatement aux objections actuelles, elle pourrait malheureusement échouer.

Des raisons d’un salaire minimum substantiel

Les défenseurs et défenderesses d’un certain libéralisme économique ont habituellement le derme très sensible lorsqu’une mesure politique vient modifier les relations économiques entre producteurs et productrices, détenteurs et détentrices de capitaux et consommateurs et consommatrices. C’est d’autant vrai lorsqu’il s’agit de toucher au salaire minimum. Selon une perspective libérale de l’économie, l’intervention des pouvoirs publics dans le marché, si elle n’est pas qu’épisodique et strictement balisée par les règles de ce même marché, a des effets dévastateurs sur l’allocation des ressources en économie capitaliste. Cette intervention de l’État vient altérer le mécanisme de transmission de l’information concernant la rareté et l’accessibilité des ressources qu’est le prix du marché – seul dispositif qui permette aux acteurs économiques imparfaits de comprendre, du moins minimalement, les aléas d’une économie infiniment complexe. Le système de prix équivaut à la mise en commun des informations partielles que chaque acteur détient. Avec en tête ce type de regard économique, l’intervention publique de grande ampleur équivaut à un acte de commandement, en l’occurrence celui de l’État, qui se base sur l’information imparfaite d’un seul pôle de la société, celui de l’arène politique par laquelle l’État prend acte de sa gouverne. De ce problème d’accès à l’information de la part de l’État, joint à une déstabilisation du système de prix, s’ensuit une réduction de l’efficacité économique, en ce sens que des acteurs économiques se trouvent désavantagés par rapport à la situation qui prévalait avant l’intervention publique. Deux scénarios s’offrent alors à l’État : soit il recule, ce qui constitue une dépense de ressources inutile et un grand désaveu quant à sa capacité à s’imposer comme acteur économique; soit il accroît le contrôle qu’il peut exercer sur l’économie pour rectifier les problèmes qui s’imposent, ce qui fait glisser l’État dans une spirale autoritaire, une accumulation de problèmes générant toujours plus de problèmes.  Il s’agit là d’un discours néolibéral commun (5). C’est souvent à partir de cette vision du monde que la droite économique s’insurge lorsqu’elle est face à des mesures gouvernementales qu’elle juge « abusives », comme c’est le cas pour l’augmentation substantielle du salaire minimum.

Dresser ce portrait ne vise pas à définir un état de fait. Bien que ce regard ait le mérite de mettre le doigt sur certaines configurations de l’économie de marché capitaliste, elle se base sur un argumentaire fallacieux de la pente glissante de l’action publique vers l’inefficacité ou l’autoritarisme, pente qui, trop souvent, ne se vérifie pas sur le plan empirique. L’existence d’États-providence forts, que justement les néolibéraux tentent d’escamoter, à elle seule, met à mal l’idéologie dominante (6). L’intérêt pour ce regard économiciste se trouve plutôt dans le fait qu’il nous permet de comprendre l’état d’esprit des tenant·e·s du néolibéralisme, et par quelle façon cette posture permet de s’opposer à une augmentation importante du salaire minimum. Cependant, puisque le marché pur n’est qu’une abstraction, voir une utopie, les défenseurs et défenderesses de ce dernier, dans la pratique, n’excluent pas totalement l’intervention étatique. L’État joue le rôle de maintien de l’ordre et d’arbitre, et est légitimé à intervenir économiquement dans un nombre restreint de cas. Même pour les néolibéraux les plus durs, « (…) il n’y a pas moyen [, pour reprendre les propos du grand économiste néolibéral Milton Friedman,] d’éviter la nécessité d’un certain degré de paternalisme (7) ». À l’heure actuelle, où l’on tend à restreindre l’ampleur du rôle économique de l’État social, ce «paternalisme» public se doit, dans ces conditions, d’avoir de solides justifications, de faire la démonstration que le marché n’arrive pas à satisfaire certains besoins, ce qui justifie l’intervention gouvernementale. Autre condition fondamentale : l’intervention doit être compatible avec le marché. Voir le problème de l’action publique en ces termes nous permet d’intérioriser plus facilement la façon dont s’articule intellectuellement l’hostilité usuelle des élites politico-économiques actuelles à l’encontre d’interventions publiques comme la forte légifération sur le salaire minimum.

Qu’en est-t-il donc de la hausse de notre salaire minimum? Est-il avisé que l’État interfère sur le prix minimum de la main d’œuvre en l’augmentant à 15 dollars l’heure? Relativement à la satisfaction ou non d’un bien-être social minimal – les économistes parlent de « surplus social » –, une configuration de la production et des capitaux qui permet, dans les conditions économiques actuelles, un salaire de l’heure à 12 $, comme c’est le cas actuellement, ne permet pas de subvenir adéquatement aux besoins vitaux d’une masse considérable de travailleurs et travailleuses. Au Québec, c’est environ 450 000 personnes qui travaillent au salaire minimum (8). Aux vues de la place à prendre dans la société compétitive et consumériste qu’est la nôtre, la somme de 12 $ l’heure, même si elle constitue un progrès par rapport au précédent 11,25 $, reste dérisoire. Pour évaluer le niveau de pauvreté selon le revenu, Statistique Canada et l’Institut de la statistique du Québec emploient la mesure du seuil de faible revenu (SFR). Le seuil se définit relativement au salaire moyen comme point de référence. Il est établi qu’un individu ou ménage dépensant 20% de son revenu de plus que la moyenne pour ses besoins de subsistance de base est en situation de précarité, qu’il subit de la misère économique (9). Imaginons maintenant le meilleur scénario (ou le pire, selon la perspective) pour un individu gagnant 12 $ de l’heure : chaque semaine, durant une année, cet individu travaille 40 heures et ce, en ayant seulement droit comme congé à ses journées fériées payées (10). Cette personne se trouve alors avec un salaire annuel brut de plus ou moins 23 040 $. Or, selon les données de 2015, tout citoyen canadien ayant un salaire brut en deçà de 22 505 $ vit sous le SFR (11). En maintenant les bas·se·s salarié·e·s à un tel salaire annuel brut, nous acceptons collectivement qu’une masse critique de québécois et québécoises aient un niveau de vie se confondant avec un tel seuil. Cette donnée est d’autant plus affligeante lorsqu’on la met en relation avec la mesure qui permet de cerner le coût moyen annuel de la consommation de biens et services pour satisfaire une subsistance minimale, ce qu’on appelle la mesure du panier de consommation (MPC). En 2015, la MPC oscillait entre 16 854 $ et 17 275 $ pour une personne seule (12). Une fois le panier de consommation considéré, il reste peu de place à la satisfaction d’autre chose que des besoins élémentaires, nettement insuffisants pour une vie contemporaine digne.

À ces mesures doit s’ajouter un autre indice : celui du salaire viable, développé par l’Institut en recherches socio-économiques (IRIS), c’est-à-dire le « salaire horaire qui permettrait à un·e salarié·e à temps complet de non seulement couvrir ses besoins de base, mais [de] se doter d’une marge de manœuvre pour sortir de la pauvreté (13) ». Pour une personne seule habitant Montréal ou Québec, le salaire viable oscille autour du 25 000 $ annuel, ce qui nous éloigne de l’actuel salaire minimum, trop bas (14). Rappelons-nous que nous nous basons ici sur un scénario idéal où 40 heures de la semaine sont comblées par le travail salarié. Bon nombre d’emplois dépassent à peine le 30 heures semaine, ce qui pousse à la baisse les données évoquées. À 35 heures semaines, l’IRIS employant ce taux horaire pour établir son seuil de salaire viable (tout comme l’Institut de Statistique du Québec, d’ailleurs), le salaire viable équivaut à environ 15 $ l’heure dans la plupart des cas.  Ces statistiques nous donnent une bonne idée de ce que trop de québécois et québécoises sous-payé·e·s subissent, soit du surtravail qu’elles et ils doivent endurer pour espérer mieux, soit du manque. Trop occupé·e·s à survivre pour se permettre de vivre.

Ces conditions dans lesquelles le marché laisse les québécois et québécoises du bas de l’échelle salariale justifient une hausse substantielle du salaire minimum. Ce constat n’est bien sûr valide que si l’on suppose qu’il soit souhaitable que notre société soit organisée selon les principes d’un humanisme élémentaire. Il s’agit ici d’affirmer qu’un être humain est en droit de vivre une existence digne, et que cette dignité n’est possible que si ses besoins de base sont satisfaits, l’accès à une gamme de biens premiers étant nécessaire (15). Il est évidement possible de se doter d’une autre vision du monde justifiant une telle situation, qui, par exemple, impose une inégalité naturelle, une méritocratie dure ou le primat de l’efficacité économique sur l’humain. Il faudrait alors relever le défi de nous expliquer en quoi ce genre de société est désirable.

Dans une perspective humaniste donc, un marché qui maintient des salaires aussi bas, selon le seuil minimal actuel, est inacceptable. Au regard de cette perspective, l’État intervient principalement parce que le travail que les travailleurs et travailleuses vendent à leur patrons n’est pas une marchandise comme une autre. Le travail n’est pas qu’un objet détaché qu’un·e dirigeant·e d’entreprise s’offre candidement, selon les lois du marché, au plus vil prix. Il constitue la vie elle-même pour nous tous. Il est notre rapport quotidien au monde. Chaque fois que le prix de la main d’œuvre est abaissé ou maintenu dans des conditions économiques difficiles, comme dans le cas qui nous intéresse, c’est une attaque sur les conditions de vie elles-mêmes de cette main d’œuvre qui se concrétise. Affirmer une telle chose, c’est faire le constat, comme Marx, que « le salaire n’est […] que le nom spécifique donné au prix du travail, au prix de cette marchandise particulière dont l’unique réservoir est la chair et le sang de l’homme [et de la femme] (16) ».

Contre les excès de la marchandise-travail, un seuil salarial de base qualitativement satisfaisant s’impose, d’autant plus que nous vivons dans une société d’abondance qui nous permet d’assumer un seuil relativement élevé et qui nous conditionne toutes et tous à l’atteinte de hauts standards de vie comme constitutive du bonheur. Que certain·e·s commentateurs et commentatrices de l’actualité économique nient cette réalité et qu’elles et ils se contentent d’une interprétation forte de ce qu’est la pauvreté, comme s’il fallait nécessairement être sur le point de mourir de faim ou de n’avoir littéralement aucun loisir pour être pauvre – pensons à l’économiste Vincent Geloso qui, récemment, tentait de nous convaincre que les pauvres selon le Seuil de faible revenu n’étaient au fond pas vraiment « pauvres » (17) –, tout cela ne change rien à l’affaire. La pauvreté est toujours relative (18). Et dans le contexte québécois, relativement à la façon dont s’y évalue le bien-être et la viabilité économique, les gens vivant sous ce seuil sont précaires. C’est cette précarité que la hausse du salaire minimum vise à éliminer.

Justifier qu’un seuil salarial substantiel s’affirme en bonne et due forme n’est qu’une facette du problème qui se pose pour l’instant dans l’espace médiatique québécois. Contrairement à nos voisins du sud, il n’existe ici pratiquement pas d’économiste niant la nécessité d’un salaire minimum qui soit actuellement pris au sérieux au sein de notre discours public. Le débat autour du salaire minimum se porte surtout sur le seuil à adopter, et lorsque le débat est orienté selon cette perspective, ce sont des considérations d’ordre pragmatique qui prennent le pas sur les principes. À la vue du combat pour le discours, c’est ici qu’un blocage prend forme pour la campagne en faveur du salaire minimum à 15 dollars. Ses opposant·e·s réussissent pour le moment à faire la « démonstration » d’une incompatibilité entre un tel seuil (15 $) et la façon dont l’économie québécoise est configurée, que les grands principes ne valent rien s’ils ne peuvent pas être convenablement confrontés aux pratiques économiques d’usage. Si cet aspect du problème – non dépourvu d’une certaine réalité économique – n’est pas abordé de plein fouet, et que ceux et celles qui luttent pour l’augmentation salariale font l’erreur de se draper d’une vertu de principes qui les empêchent de confronter la droite sur ses propres arguments, tous ces gens opposés à une telle augmentation qui tentent de nous amadouer par la peur gagneront le monopole du discours sur des enjeux économiques concrets qu’expérimente une foule d’acteurs économiques du marché du travail québécois. Dans ces conditions, difficile d’imaginer comment rendre possible la conquête du salaire minimum à 15 dollars. Au-delà de la défense d’un humanisme élémentaire qui suppose une allocation de ressources minimale (ici sous la forme de salaire), c’est la question économique qui doit être confrontée à bras le corps.

 

C’est cette deuxième facette du problème d’un salaire minimum à 15 dollars qui sera traitée dans l’article qui fait suite au présent texte : Voir, dans L’Esprit libre, « Le combat pour un salaire minimum à 15 dollars au Québec - Partie 2 : le seuil minimum à l’assaut du marché.»

(1) La Presse canadienne. 3 janvier 2018. « La hausse du salaire minimum éliminera 60 000 emplois, croit la Banque du Canada ». Le Soleil.

(2) Radio-Canada. 1er octobre 2017. « Le salaire minimum atteint 13,60 $ l’heure en Alberta ». Radio-Canada.

(3) Marie-Renée Grondin. 19 mai 2016. « Le PQ appuie finalement la hausse du salaire minimum à 15 $ ». Le Journal de Québec.

(4) Radio-Canada. 1er mai 2018. « Le salaire minimum passe à 12$ l’heure au Québec ». Radio-Canada

(5) C’est essentiellement la position de l’un des pionniers du néolibéralisme, Friedrich Hayek. En guise d’introduction, voir son essai critique sur la planification économique : Friedrich A. Hayek. La route de la servitude. France : Les Presses universitaires de France, 2014.

(6) La littérature sur le phénomène institutionnel d’État-providence, et sur sa fonction non capitaliste, est abondante. Les travaux du politologue Gosta Esping‑Andersen constituent une bonne piste : Gosta Esping‑Andersen. The Three Worlds of Welfare Capitalism. Princeton : Princeton University Press, 1998.

(7) Milton Friedman. Capitalisme et liberté. France : Flammarion, 2010.

(8) Québec. Marc-André Demers. « Plus de 450 000 Québécois et Québécoises sont rémunérés au salaire minimum… ou presque ». Québec : Institut de la Statistique du Québec, 2015.

(9) Pour simplifier l’exposé, nous prendrons ici pour acquis que nous sommes face au salaire avant impôt d’un individu seul. Le SFR après impôt constitue une mesure plus fine. Il nécessite toutefois de multiples considérations relatives au retour d’impôt ou non qui feraient nettement déborder le texte de son objet et, surtout, de son format. Pour une explication introductive des mesures de calcul du seuil de pauvreté, consulter : https://www.statcan.gc.ca/pub/75f0002m/2009002/s2-fra.htm, repéré le 23 mai 2018.

(10) Bien évidemment, le scénario se dévoile sous un jour plus charitable si l’on considère les vacances obligatoirement payées par l’employeur relativement à l’ancienneté cumulée. Malgré ces nuances, le constat sur les conditions de vie des plus bas salarié-e-s ne s’en trouve toutefois pas radicalement transformé.

(11) Institut de la Statistique du Québec. 2017. Seuil du faible revenu, MFR-seuils avant impôt, selon la taille du ménage, Québec, 2012-2015. Repéré à  http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/conditions-vie-societe/revenu/fa...

(12) Institut de la Statistique du Québec. 2017. Seuils du faible revenu, MPC, selon le type de collectivité rurale ou urbaine et la taille de l’unité familiale, Québec, 2012-2015. Repéré à http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/conditions-vie-societe/revenu/fa...

(13) Philippe Hurteau & Minh Nguyen. « Les conditions d’un salaire viable au Québec en 2017 : Calculs pour Montréal, Québec, Trois-Rivières, Saguenay, Sept-Îles, Gatineau et Sherbrooke ». Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS), 2017, p.1

(14) Ibid., p.4

(15) L’expression « bien premier » est du philosophe John Rawls. Le terme « humanisme » est ici employé à titre générique. Rawls emploie le terme, plus spécifique, d’« égalité démocratique » pour désigner une société bien ordonnée, selon les principes d’une justice comme équité; système idéal qui, en pratique, se rapproche de ce que, dans le langage commun, nous nommons «social-démocratie». Voir John Rawls. Théorie de la justice. France : Points.

(16) Karl Marx. Travail salarié et capital. Pékin : Éditions en langues étrangères, 1996, p.2

(17) Vincent Geloso. 30 octobre 2016. «Quelle ligne de pauvreté?». Le Journal de Montréal.

(18) Nous voyons ici toute la pertinence du Seuil de faible revenu développé par l’IRIS. 

 

Crédit photo: The All-Nite Images

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