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San Salvador Atenco, l’autre lutte contre l’aéroport
Opinions
| par Éloi Hurtubise |

Le 17 janvier 2018, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (NDDL) est annulé après plusieurs dizaines d’années de lutte. L’écho de cette victoire est vite parvenu au municipio (village) de San Salvador Atenco, qui lutte contre le nouvel aéroport de la ville de Mexico (NAICM) depuis presque deux décennies et qui s’est solidarisé, à plusieurs reprises, à la lutte de NDDL. Douze ans jour pour jour après l’horrible répression d’Atenco, les 3 et 4 mai 2006, alors que le projet revient à l’ordre du jour, il est nécessaire de dresser un portrait général de la situation ainsi que de souligner la trajectoire de lutte de ses habitants et habitantes.

Dans un auditorium plein à craquer de l’Université nationale autonome de Mexico, le Front des Peuples pour la Défense de la Terre, rassemblant des habitant·e·s et paysan·ne·s d’Atenco et des environs, organisait le jeudi 26 avril dernier un forum sur le nouvel aéroport de la ville de Mexico. Réunissant universitaires, syndicalistes, professeur·e·s, et habitant·e·s touché·e·s par la construction de l’aéroport, la rencontre avait pour but de tisser des liens et de créer une solidarité permettant d’élargir la lutte contre ce dernier. Durant un des panels, une vingtaine de campesinos (paysan·ne·s) entrent, machette en main, criant « Zapata vive, la lucha sigue, Alexis vive, la lucha sigue[i] ». (Vive Zapata, la lutte continue, vive Alexis, la lutte continue). L’auditoire répète en cœur. Les macheteros[ii] marchent au-devant de la salle, leur lame bien en vue. La posture de ces femmes et de ces hommes est très impressionnante, ils et elles dégagent une force, une confiance et une détermination comme on le voit rarement, fruit d’une lutte qu’ils et elles mènent depuis 17 ans. La machette est leur symbole et leur arme de guerre, arme de celles et ceux qui défendent la terre. Après quelques minutes, devant le regard impressionné et silencieux de la salle, elles et ils vont s’assoir et la conférence continue.

Le dossier du nouvel aéroport de la ville de Mexico, présentement en construction, a dernièrement refait surface dans les médias alors que Lopez Obrador, candidat progressiste et favori aux élections de juillet, a souligné son intention d’interrompre la construction et d’annuler le projet. Le multimilliardaire et homme le plus puissant du Mexique, Carlos Slim, s’est empressé de tenir une conférence de presse dans laquelle il défend bec et ongles le projet d’aéroport[iii]. Cette déclaration a permis de ramener le débat au sujet de l’aéroport sur la place publique et de redonner un peu de visibilité à la lutte paysanne qui n’a toujours pas perdu son souffle.

Petite histoire d’un projet de mort

En 2001, Vincente Fox , alors président du Mexique, annonce la construction d’un nouvel aéroport pour la ville de Mexico sur le site de l’ancien lac Texcoco, au nord-est de la ville. En 2006, les habitants·e·s d’Atenco se révoltent contre le projet d’aéroport qui serait construit directement sur leurs terres et bloquent l’autoroute Texcoco-Lecheria, repoussant les policiers et policières avec leurs machettes. Du 2 au 4 mai, de violents affrontements ont lieu entre les opposant·e·s et la police mexicaine. Pour tenter de rétablir l’ordre, le gouverneur de l’État de Mexico de l’époque, Enrique Peña Nieto, envoie 3000 policiers et policières sur les lieux. Cela laissera place à une répression et à de violents abus policiers. Au cours de cette opération policière, les agent·e·s abattent deux étudiants, en blessent plusieurs centaines, incarcèrent 353 personnes, incluant 10 enfants, et pillent les maisons du village. Durant la détention, les forces de l’ordre violent 27 femmes et en torturent plusieurs autres[iv]. Ce massacre considéré comme une « vengeance d’État » fera le tour du globe et les agissements de Nieto seront vigoureusement condamnés à l’international. Après les évènements de mai, une importante solidarité nationale et internationale se déploie en soutien aux habitant·e·s d’Atenco. Cela amène même l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) à marcher dans le village pour démontrer son appui au peuple en lutte[v], ce qui accentue le regard national et international sur la répression, l’impunité policière et la lutte contre l’aéroport. Le projet restera en suspens durant les années qui suivront. Pendant cette période, plusieurs croient à une annulation définitive du projet. D’ailleurs, quelques articles louangent la victoire de la lutte paysanne contre l’aéroport. Les militant·e·s de Notre-Dame-des-Landes en font également un exemple pour leur lutte à venir. Toutefois, en 2014, Nieto, alors devenu président du Mexique, décide de relancer le projet d’aéroport qui devrait, selon les plans, entrer en activité en 2020[vi].

Une grotesque farce

La construction du NAICM, considéré par la classe politique comme le projet d’infrastructure le plus important du Mexique, parait être le fruit de l’humour, tant l’absurdité du projet transpire de tout pore. Pour commencer, afin de comprendre l’immensité du projet, il faut savoir que celui-ci représente un investissement de 169 milliards de pesos, ce qui constitue environ 1 % du PIB mexicain. Selon Julieta Lamberti de l’association Poder, groupe de recherche sur la transparence en Amérique Latine, parmi les contrats signés pour sa réalisation, 292 l’ont été sans appel d’offre, ce qui représente 90 % des contrats allégués[vii]. La grande majorité a donc été offerte sans aucune transparence, selon un protocole inconnu. Dix de ces contrats ont été accordés au groupe Carso, appartenant à Carlos Slim. Cela fait de cet homme le principal gagnant du projet, contracté pour 84 milliards de pesos mexicains, soit environ la moitié de la valeur du projet[viii]. Cette situation explique pourquoi le milliardaire apparait sur toutes les plateformes, chaque fois que le projet rencontre un obstacle à son déroulement.

Ensuite, le contrat de la gestion du projet a été attribué à Parson Corporation, une méga entreprise américaine actuellement en procès aux États-Unis pour violation des droits humains, des normes de construction et de santé, pour corruption et pour conflit d’intérêts. D’ailleurs, la construction même de l’aéroport va à l’encontre de plusieurs dizaines de lois, notamment quant à la validité de sa construction[ix]. Établir le chantier d’un aéroport sur un ancien lac ne pouvait relever que d’une arnaque monumentale.

Mais là où la folie est la plus limpide, c’est sur le plan environnemental. D’une part, Mexico est une des villes les plus polluées du monde. Selon l’OMS, plus de 25 000 personnes par année y meurent pour des raisons liées à la contamination atmosphérique, ce qui représente plus d’une personne par heure[x]. D’autre part, selon le chercheur de l’Université nationale autonome de Mexico, Jesus Flores, le nouvel aéroport produirait 5,2 millions de tonnes de monoxyde de carbone par année, ce qui représenterait en moyenne 10 % de plus de monoxyde de carbone injecté dans l’atmosphère de la ville[xi]. Cela est sans énoncer tous les gaz hautement toxiques, comme le chrome, le bore ou encore le chlore, s’échappant de la zone de construction et ayant déjà des impacts sur la santé des habitant·e·s des alentours[xii].

À la pollution de l’air s’ajoute la pollution de l’eau. L’aéroport est actuellement construit sur l’ancien lac Texcoco, une zone aquifère extrêmement importante pour la ville de Mexico, considérée comme 100 % inondable et au-dessus de nappes phréatiques essentielles pour l’approvisionnement en eau de la vallée. Selon Flores, la disparition de ces 4500 hectares de zone humide serait absolument désastreuse. En effet, en plus de venir chambouler le cycle hydrologique, empêchant la nappe phréatique d’absorber l’eau de pluie, l’aéroport contribuerait à polluer ces dernières. La surexploitation de ce milieu aquifère provoquerait un déficit de 80 millions de mètres cubes d’eau, ce qui équivaudrait à laisser 530 000 habitant·e·s sans une goutte d’eau[xiii]. C’est sans compter les pénuries d’eau déjà fréquentes lors de la saison sèche dans certains quartiers de la ville.

Évidemment, ce ne sont pas les quartiers les plus riches qui seront touchés. Ceux et celles qui se trouveront le plus affecté·e·s seront les mêmes à qui on a volé les terres, les mêmes qui ont été violé·e·s par l’État afin de mater la révolte de 2006, les mêmes qui n’ont parfois ni électricité ni eau courante, le petit peuple, ce peuple sans valeur.

La conurbation entourant le lac Texcoco fait partie des plus pauvres de l’État de Mexico. Pour tenter de faire avaler le projet, on vante le demi-million d’emplois qui seraient générés et le fait que cela permettra de régénérer et redynamiser la zone[xiv]. Mais il suffit de marcher dans les quartiers de l’actuel aéroport de Mexico pour comprendre le mensonge derrière la propagande qu’on tente de nous faire croire. Les quartiers entourant le présent aéroport ne sont pas le fruit d’un développement économique prospère. On n’y retrouve ni casinos ni grandes artères. Ce sont plutôt des quartiers populaires, où la misère est omniprésente et où ceux et celles qui peuvent se payer des billets d’avion n’osent pas mettre les pieds.

La guerre des mondes

Dans un des pays les plus inégaux du monde, où la corruption est culture et l’impunité policière est loi, on assiste à une guerre des mondes. Il est impossible de faire avaler à qui que ce soit l’idée d’unité dans une société ploutocratique et classiste comme celle du Mexique. Alors qu’un multimilliardaire peut décider de l’agenda infrastructurel d’un pays complet, tout obstacle au gain se retrouve dans une fosse commune ou dans un canal. Dans le monde de Carlos Slim et de la classe dirigeante mexicaine, seul l’argent compte. La vie de celui ou celle qui n’a rien n’a aucune valeur. C’est, entre autres, pourquoi tant de femmes et d’hommes disparaissent quotidiennement au Mexique. Le meurtre est utilisé comme instrument de contrôle et de soumission vis-à-vis des impératifs patriarcaux, capitalistes et raciaux. Dans ce contexte où la seule loi en vigueur est celle de l’argent, le Mexique pourrait bien être la consécration du capitalisme sauvage dans un contexte mafiocratique.

Dans la contribution mexicaine à la revue Liaison sur les Pueblos, on peut lire ceci : « L’histoire de la territorialité mexicaine n’est rien d’autre que l’histoire de comment les pueblos se sont organisés pour défendre leur vie collective face à ceux qui cherchaient à convertir leurs terres en un désert : les haciendas et les exploitations agricoles du XIXe siècle, mais aussi les mines à ciel ouvert, les parcs éoliens, le tourisme…[xv] ». À Atenco comme dans de nombreuses autres luttes mexicaines, on assiste à deux conceptions radicalement différentes de la manière d’habiter l’espace. S’oppose la logique libérale de la propriété privée à l’idée ancestrale de terre communale. Cette même idée qui continue d’être défendue par les Zapatistes, le Conseil national indigène et de nombreuses autres communautés, selon lesquelles la terre est un bien collectif qu’on habite en commun. La terre, c’est la montagne, l’eau, l’air que l’on respire. Selon cette conception du monde, celle-ci est intimement liée à la vie. Il est donc absolument inconcevable de penser qu’elle peut se vendre ou même appartenir à quelqu’un. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs sont prêt·e·s à mourir pour la défendre, car se faire exproprier de la terre, c’est déjà se faire voler un peu la vie.

Les membres du Front populaire de défense de la terre (FPDT) savent très bien que ce ne sont ni les Gael Garcia Bernal de ce monde ni la classe politique corrompue qui viendront défendre leur terre[xvi]. Ils et elles savent ne pouvoir compter que sur leur propre organisation et la solidarité qu’on leur apportera. Le chemin de la résistance reste toutefois très complexe dans ce pays où la dissidence est presque systématiquement éliminée. En 2006, différentes personnes désignées comme « leaders » du mouvement ont reçu des peines allant jusqu’à 112 ans de prison, alors que la police mexicaine s’en est tirée dans l’impunité totale. Les membres du FPDT restent toutefois plein·e·s d’espoir : espoir de pouvoir mettre en échec ce projet macabre, mais aussi le monde qu’il traîne avec lui. Un monde mortifère qui se construit sur la création de déserts et sur l’élimination de toute forme de vie singulière. Ce monde est le même que combattent les habitants·e·s de la ZAD, mais aussi des milliers d’autres groupes s’organisant partout dans le monde pour tenter de protéger ce qui vit encore.

 En protégeant leurs terres, les habitants·e·s des alentours du lac de Texcoco défendent une façon de vivre autrement, qui soit plus collective, centrée sur l’idée du commun, du partage. C’est d’ailleurs ces formes qui se développent lors des différents événements, des actions et des assemblées. Ces moments sont un point de départ, où les habitant·e·s peuvent se rencontrer, se faire entendre, jouer de la musique, crier, chanter, danser, manger ensemble, trouver écho à leur colère et donc s’organiser.

À la fin de l’assemblée, alors que les discours militants et les panels universitaires sont finis, vinrent plusieurs habitant·e·s des alentours du lac Texcoco pour exprimer quelques témoignages. La dernière à passer au micro nous raconte comment on dynamite le cerro (colline) où elle habite pour faciliter le passage des avions. Une colline où elle vit, où elle cultive le nopal et le maguey[xvii], comme bien d’autres membres de sa communauté, où vivent des animaux sauvages et vieillissent des arbres centenaires. Ce cerro représente tout pour cette femme. Sur les huit cerros de sa municipalité, des permis ont été alloués pour en dynamiter cinq. Ce sont des écosystèmes complets qui sont réduits en cendre. Elle nous raconte son histoire lentement, à un rythme auquel les universitaires ne  sont pas habitué·e·s, s’attardant aux détails et n’allant pas droit au but. Elle parle du coeur et de l’expérience, de sa relation intime avec le cerro. En terminant, elle dit :« Nosotros, los pueblos, donde nos quedamos? Donde vamos a quedarnos, los que no tienen agua? Los que no tienen tierra, ni cerros? A nosotros, no nos da miedo de morir para defender la vida. » (Nous, les peuples, où allons-nous pouvoir habiter? Où allons-nous rester, ceux qui n’ont pas d’eau? Ceux qui n’ont pas de terre ni de collines? Nous autres, nous n’avons pas peur de mourir pour défendre la vie).

Francisco Javier vive!

La lucha sigue!

Alexis vive!

¡La lucha sigue!

En mémoire des victimes de la répression d’Atenco du 3 et 4 mai 2006. Solidarité avec ceux et celles qui luttent contre la destruction des mondes et contre le nouvel aéroport de la ville de Mexico

 

CRÉDIT PHOTO : Jules Boudier   Bibliographie

Anonyme. 2018, « Un pueblo, un monde », Lundi Matin. Repéré à: https://lundi.am/Un-pueblo-un-monde

Fariza, Ignacio. 2018, « Slim entra en campaña con una firme defensa del nuevo aeropuerto de la Ciudad de México  », El Pais. Repéré à : https://elpais.com/internacional/2018/04/16/mexico/1523900336_092480.html

Flore, Jesus. Julieta, Lamberti. Foro. 2017, « El proyecto de aeropuerto: una historia de saqueo, corrupción y muerte ». 26 avril 2018, UNAM. (conférence)

Gonzalez, Luis Miguel. 2017, « NAICM generará más empleo que nadie en AL », El Economista. Repéré à : https://www.eleconomista.com.mx/empresas/NAICM-generara-mas-empleo-que-n...

Grande, Gersain. 2017, « Quienes construiran el terminal del nuevo AICM », Negocios, Repéré à : http://www.milenio.com/negocios/nuevo_aeropuerto-carlos_slim-ica-slim-fc...

Lagune Gasca, Ricardo A. 2016, « Nuevo aeropuerto: despojo y ecocidio », La Jornada. repéré à: http://www.jornada.unam.mx/2016/10/01/opinion/014a1pol

Olea, Alba. 2018, « Científicos y pobladores contra el Nuevo Aeropuerto de la Ciudad de México », Contralinea. Repéré à : https://www.contralinea.com.mx/archivo-revista/2018/04/05/cientificos-y-...

Rédaction. 2018, « Mueren por contaminación 25 mil personas al año en México: OMS », SDP noticias. Repéré à : https://www.sdpnoticias.com/nacional/2018/05/02/mueren-por-contaminacion...

Rodriguez, Alberto. 2014, « Ocho años de la masacre de Atenco ». Desde abajo. Repéré à: http://www.desdeabajo.org.mx/wordpress/ocho-anos-de-la-masacre-de-atenco/

Blogue du Front populaire de défense de la terre. 2018. Repéré à : http://atencofpdt.blogspot.mx/

Salinas Cesareo, Javier. 2017, « Construcción del NAICM genera lodos tóxicos, alertan académicos », La Jonada. Repéré à : http://www.jornada.unam.mx/2017/09/13/opinion/032n1est

Solis, Fernando. 2018, « Advierten investigadores de la UNAM déficit de agua por construcción del NAICM », El sol de Toluca. Repéré à : https://www.elsoldetoluca.com.mx/local/advierten-investigadores-de-la-un...

Union de cientificos comprometidos con la sociedad. 2015, « Análisis del resolutivo SGPA/DGIRA/DG/09965 del proyecto “Nuevo Aeropuerto Internacional de la Ciudad de México, S. A. de C. V.” MIA15EM2014V0044 », UCCS. Repéré à : https://fercordovatapia.files.wordpress.com/2014/07/analisis_resolutivo_...

 

[i] Alexis est un des deux étudiants assassinés par la police en 2006.

[ii] « Macheteros » est le terme utilisé pour appeler ceux et celles qui portent la machette.

[iii] Fariza, Ignacio. 2018, « Slim entra en campaña con una firme defensa del nuevo aeropuerto de la Ciudad de México », El Pais. Repéré à : https://elpais.com/internacional/2018/04/16/mexico/1523900336_092480.html

[iv] Rodriguez, Alberto. 2014, « Ocho años de la masacre de Atenco », Desde abajo. Repéré à : http://www.desdeabajo.org.mx/wordpress/ocho-anos-de-la-masacre-de-atenco/

[v] L’EZLN est un groupe indigène ayant organisé une insurrection armée au Chiapas en 1994. Depuis, l’EZLN travaille à la construction de l’autonomie de la région.

[vi] Lagune Gasca, Ricardo A. 2016, « Nuevo aeropuerto: despojo y ecocidio, La Jornada. Repéré à : http://www.jornada.unam.mx/2016/10/01/opinion/014a1pol

[vii] Olea, Alba. 2018, « Científicos y pobladores contra el Nuevo Aeropuerto de la Ciudad de México », Contralinea. Repéré à : https://www.contralinea.com.mx/archivo-revista/2018/04/05/cientificos-y-...

[viii] Grande, Gersain. 2017, « Quienes construiran el terminal del nuevo AICM », Negocios. Repéré à : http://www.milenio.com/negocios/nuevo_aeropuerto-carlos_slim-ica-slim-fc...

[ix] Julieta, Lamberti. 2017, « El proyecto de aeropuerto: una historia de saqueo, corrupción y muerte ». 26 avril 2018, UNAM. (conférence)

[x] Rédaction, 2018, « Mueren por contaminación 25 mil personas al año en México: OMS », SDP noticias. Repéré à : https://www.sdpnoticias.com/nacional/2018/05/02/mueren-por-contaminacion...

[xi] Flore, Jesus. Julieta, Lamberti. Foro. 2018, « El proyecto de aeropuerto: una historia de saqueo, corrupción y muerte ». 26 avril 2018, UNAM. (conférence)

[xii] Salinas Cesareo, Javier. 2017, « Construcción del NAICM genera lodos tóxicos, alertan académicos », La Jornada. Repéré à : http://www.jornada.unam.mx/2017/09/13/opinion/032n1est

[xiii] Solis, Fernando. 2018, « Advierten investigadores de la UNAM déficit de agua por construcción del NAICM », El sol de Toluca. Repéré à : https://www.elsoldetoluca.com.mx/local/advierten-investigadores-de-la-un...

[xiv] Gonzalez, Luis Miguel. 2017, « NAICM generará más empleo que nadie en AL », El Economista. Repéré à : https://www.eleconomista.com.mx/empresas/NAICM-generara-mas-empleo-que-n...

[xv] Anonyme. 2018, « Un pueblo, un monde », Lundi Matin. Repéré à : https://lundi.am/Un-pueblo-un-monde

[xvi] Gael Garcia Bernal est un acteur mexicain sortant souvent dans les médias pour dénoncer les injustices et la corruption.

[xvii] Le nopal est un cactus comestible et le maguey est une plante d’aloès géante avec laquelle on produit le pulque, une boisson alcoolisée très populaire dans la région de Mexico.

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